Archives par étiquette : imaginaire

Parution : Jouer avec le temps. Socio-anthropologie des loisirs alternatifs

Audrey Tuaillon Demésy, Jouer avec le temps. Socio-anthropologie des loisirs alternatifs, Liège, Presses universitaires de Liège, 2026.

Cet ouvrage s’intéresse à la question des imaginaires du temps, à partir d’enquêtes ethnographiques au long cours menées sur les terrains des cultures alternatives. Trois études de cas complémentaires, à savoir l’histoire vivante (reconstitution historique et arts martiaux historiques européens), le quidditch/quadball et une scène punk en milieu rural, permettent d’appréhender les modes de fonctionnement de ces loisirs et de comprendre, plus largement, comment différents imaginaires sont érigés, partagés et collectivement vécus.

L’approche comparative de ces différents loisirs (culturels, sportifs, musicaux) fait émerger la formation d’un imaginaire du temps spécifique : une achronie, c’est-à-dire un temps hors du temps. Accompagnée d’un imaginaire du « désordre », celle-ci participe à la fabrique d’utopies concrètes éphémères, que cet ouvrage se propose d’examiner. En effet, la temporalité achronique apparaît comme une réponse possible face au temps linéaire et hégémonique de nos sociétés contemporaines occidentales. Plus largement, les expériences ludiques alternatives étudiées ici donnent à voir des modes de résistance (à la fois politique, sociale, culturelle, économique, corporelle et/ou temporelle), vécus par corps, qui bousculent l’ordre établi. Ainsi, « jouer avec le temps » permet aux acteurs de ces pratiques de proposer et d’expérimenter d’autres mondes possibles. Cette esquisse d’une anthropologie des cultures alternatives convoque et rassemble des réflexions portant sur le corps, le temps et l’imaginaire. Elle contribue ainsi à enrichir les domaines des sciences du sport et de l’anthropologie du corps.

Audrey Tuaillon Demésy est socio-anthropologue, professeure des universités en STAPS à l’université Marie et Louis Pasteur (laboratoire C3S). Ses travaux portent sur les loisirs alternatifs contemporains et leurs expressions infrapolitiques. Cette étude s’inscrit plus particulièrement dans le cadre du programme de recherche collectif Aiôn et de l’association K.A.I.R.O.S.

Détails et commandes sur le site de l’éditeur.

Appel à contributions pour la revue “Ecrire l’histoire” : “Reconstitutions” (enjeux de la reconstitution dans les arts de l’image en mouvement et de la scène)

Numéro à paraître courant 2027

[English below]

Dans les domaines cinématographique, télévisuel, scénique ou artistique, les contraintes de la reconstitution historique sont fréquemment associées à un idéal de résurrection du passé et à un impératif de respect des données événementielles, matérielles ou archéologiques susceptible de témoigner du professionnalisme de la production dans différents secteurs : décors, costumes, accessoires, figuration, voire scénario et dialogue (déroulé chronologique, causalité historique, fonctionnement social). Pour ce faire, les œuvres peuvent mobiliser la collaboration de spécialistes extérieurs au champ créatif, qui apportent une caution de conformité et de respectabilité à l’ensemble.

La reconstitution se heurte fréquemment, néanmoins, à ses propres limites : pressions budgétaires et temporelles associées au domaine de création, connaissances incomplètes ou discutées, difficultés à documenter l’intégralité concrète et le quotidien d’une époque résolue, nécessité d’adapter l’effort de restitution aux attentes des publics contemporains, etc. En outre, l’effort de restitution matérielle peut être appréhendé moins comme une ambition que comme une pesanteur, si ce n’est une servitude, la représentation visuelle du passé renvoyant dans cette optique à une dimension naïvement scolaire ou didactique, fatalement partiale ou illusoire, dont l’art aurait intérêt à s’émanciper.

De fait, l’attention académique accordée aux tentatives de reconstitution a d’abord résulté d’une vigilance disciplinaire d’origine historienne, évaluant les œuvres au prisme de leur degré de conformité aux connaissances disponibles, approche souvent peu préoccupée par les enjeux proprement créatifs et imaginaires, peu sensible voire hostile aux nécessités de l’anachronisme, du déplacement et de l’actualisation. Nombreux ont été les travaux, par ailleurs, attachés aux usages idéologiquement chargés de la reconstitution, le discours historique dont elle est le vecteur agissant à son tour, au moment de sa réception, sur un contexte socio-politique déterminé. Une autre approche semble spécifiquement liée, depuis quelques années, aux enjeux techniques et aux savoir-faire artisanaux présidant aux réalisations de grande envergure, aspects faisant l’objet d’une attention croissante de la recherche, par exemple dans le domaine du cinéma (dessins préparatoires, trucages, habillage-maquillage-coiffure [HMC], retombées environnementales, etc.). Les approches économiques et institutionnelles ont également pu croiser, ponctuellement, certaines productions historiques dont les dimensions et le faste ont semblé exemplaires en raison des ressources et des collaborations mobilisées.

Dans cette perspective, le présent numéro de la revue Écrire l’histoire souhaite repartir de la question de la reconstitution, malgré son caractère d’évidence et sa possible trivialité, pour interroger de façon problématisée l’entrecroisement constant des questions matérielles, historiques, créatives et esthétiques. On souhaiterait en particulier donner à observer la manière dont l’écriture et la vision historiques déterminent les choix de reconstitution, tout en étant en retour déterminées et reconfigurées par ces derniers. On pourra mettre en lumière les marges d’invention et de stylisation laissées aux artistes par les sources à disposition, le jeu des références visuelles et des niveaux d’intertextualité propres à toute production d’image, le caractère imprévisible de processus créatifs qui se limitent rarement au simple décalque, les modalités d’implication des publics face à la diversité des échelles et des formats, ou encore les stratégies destinées à générer un sentiment d’authenticité. Ces orientations pourront être l’occasion de revenir sur le caractère collectif et partagé d’écritures essentiellement non verbales, visuelles et matérielles de l’Histoire, déterminées par des contraintes techniques et institutionnelles sans cesse renouvelées, mais aussi par les évolutions du champ historique proprement dit. En sens inverse, l’emprise et l’influence de ces reconstitutions visuelles sur la recherche académique pourront faire l’objet d’une réflexion spécifique. Conjointement on pourra interroger le foisonnement des reconstitutions costumées à caractère festif ou commémoratif, en lien avec certaines tendances culturelles contemporaines (essor de la patrimonialisation nationale ou régionale, du médiévalisme, de l’histoire militaire, etc.) et avec la diversité des réappropriations. La reconstitution pouvant être tout autant tentative résurrectionnelle qu’opération idéologique, les implications politiques de la reconstitution dans ses déclinaisons actuelles seront susceptibles de faire l’objet de propositions spécifiques.

Les objets abordés pourront relever de l’ensemble des arts de l’image animée (cinéma, télévision, jeu vidéo) et de la scène, sans limitation à une période temporelle. Des travaux portant sur des aires non-occidentales seront particulièrement appréciés. Les enjeux sonores de la reconstitution pourront être pris en considération, de même que les dispositifs muséaux.

Les propositions de contribution, en français ou en anglais’, d’une longueur de 2000 à 3000 signes, accompagnées d’un état bibliographique provisoire, sont attendues pour le 15 avril 2026

Les propositions retenues donneront lieu à une remise d’article d’ici au 15 novembre 2026 (La revue ne garantissant pas le financement de traductions, les auteurs et autrices retenus devront veiller à proposer une traduction de leur article.)

Direction du numéro et contacts

Gaspard Delon — gaspard.delon(a)u-paris.fr

Marie Frappat — marie.frappat(a)u-paris.fr

Université Paris Cité — Laboratoire CERILAC — UFR LAC

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Call for Papers for the Journal écrire l’histoire

“Reconstructions” Issue to be published in 2027

In the fields of cinema, television, theatre, and the arts, the practice of historical reconstructiomre-enactment is often associated with the dual ideal of reviving the past and adhering to factual, material, or archaeological accuracy. Such fidelity is typically viewed as a hallmark of professional excellence, reflected in domains as varied as set design, costume, props, extras, and even scriptwriting and dialogue (chronological sequence, historical causality, social practices). To this end, productions frequently enlist the expertise of specialists from beyond the creative sphere, whose authority guarantees the overall credibility and respectability of the project.

Yet reconstruction inevitably encounters its own limitations: the financial and temporal constraints inherent in any creative process; the incompleteness or contestation of historical knowledge; the difficulty of documenting the material and everyday realities of vanished worlds; and the need to adapt reconstruction to the expectations of contemporary audiences. Moreover, the very endeavour to reproduce the past in material form may be perceived less as an artistic aspiration than as a burden—or even a form of servitude—whereby the visual representation of history assumes a naively academic or didactic guise, inevitably partial or illusory, from which art might seek to liberate itself.

Academic engagement with reconstruction/re-enactment has long stemmed from the disciplinary vigilance of historians, assessing works according to their degree of conformity with estabhshed knowledge. Such assessments have often shown limited concern for creative or imaginative processes, and httle sympathy for anachronism, displacement, or reinterpretation. Numerous studies have also examined the ideologically charged uses of reconstruction, whereby the historical discourse embedded in representation interacts with the socio-political context of its reception. More recently, attention has turned to the technical challenges and craftsmanship of large-scale productions—subjects that have gained increasing scholarly interest in fields such as cinema (stoiyboarding, special effects, costume, make-up and hairstyling, environmental impact, and so forth). Economic and institutional analyses have likewise intersected with case studies of historical productions whose magnitude or splendour exemplifies the networks of resources and collaboration they mobilise.

Against this background, this issue of Ecrire l’histoire seeks to revisit the notion of reconstruction  espite, or precisely because of, its apparent obviousness and ubiquity—in order to explore the constant entanglement of material, historical, creative. and aesthetic concerns. In particular, we aim to highlight how historical writing and vision inform the choices involved in reconstruction, while simultaneously being shaped and reconfigured by theni. Contributors are invited to examine the scope for invention and stylisation that available sources afford artists; the interplay of visual references and intertextual strata intrinsic to image-making; the unpredictability of creative processes that rarely amount to mere replication; the ways in which audiences participate across diverse scales and formats; and the strategies employed to evoke authenticity.

Such approaches may also provide an opportunity to reconsider the collective and shared nature of essentially non-verbal, visual. and material modes of historical writing—modes conditioned by ever-evolving technical and institutional constraints. as well as by developments within the discipline of history itself. Conversely, contributors might reflect on how these visual reconstructions, in turn. influence academic research. Furthermore, the proliferation of festive or commeiiiorative costume re-enactments invites reflection on contemporary cultural phenomena such as the rise of national or regional heritage movements, inedievalism, or the popularisation of military history. together with their diverse reappropriations. Since re- enactment may function as both an act of revival and an ideological operation, its political implications in present-day contexts are also welcome areas of inquiry.

Submissions may address all forms of the moving image (fitter, television, video games) as well as the performing arts, without temporal restriction. Contributions focusing on non- Western contexts are particularly encouraged. Consideration may also be given to the sonic dimensions of reconstruction and to nniseograplilc practices.

Proposals, in French or English(1), of between 2,000 and 3,000 characters (including spaces). accompanied by a provisional bibliography, should be submitted by 15 April 2026. Authors of selected proposals will be invited to submit their full articles by 15 November 2026.

Issue editors and contact details:

Gaspard Delon — gaspard.delon(a)u-paris.fr

Marie Frappat — marie.frappat(a)u-paris.fr

Université Paris Cité — Laboratoire CERILAC — UFR LAC

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(1) As the journal does not guarantee binding for translations, authors whose articles are accepted must ensure that a French translation of their article is provided.

Journal

httos://nzvw.cnrseditions.fr/revue/ecrire-lhistoire/

 

 

Exposition : Cartes imaginaires. Inventer des mondes

BnF – Site Mitterrand 24 mars – 19 juillet 2026

Cette exposition invite les visiteurs à un voyage aux frontières du réel et de la fiction, à la découverte des liens entre cartographie et imaginaire. Car si les cartes tracent d’ordinaire les contours de terres connues, elles donnent également forme à des territoires imaginaires qui prolongent, interprètent ou personnalisent le monde réel.

Passant du paradis terrestre à l’Atlantide, de l’Eldorado au monde de Narnia et des territoires de Game of Thrones à ceux de Final Fantasy, les visiteurs découvrent de nombreux chefs-d’œuvre cartographiques conservés au département des Cartes et plans de la BnF, ainsi que des prêts majeurs du musée Guimet, de la British Library, de la Bibliothèque bodléienne d’Oxford, de la Bibliothèque royale de Belgique et de la Bibliothèque apostolique Vaticane. Ainsi rassemblées, ces pièces d’exception font dialoguer différents espaces-temps, suscitant la réflexion, l’amusement ou la rêverie, et rappellent qu’il est nécessaire d’imaginer le monde pour pouvoir le représenter.

Parcours de l’exposition – Un voyage en quatre escales

L’exposition conduit les visiteurs de tout âge au plus près de trésors rarement montrés au public et se déploie en quatre escales.

La première nous entraîne dans les mondes inexplorés et plonge le visiteur au cœur de l’iconographie cartographique. Au-delà des tracés géographiques, les cartes intègrent des figures fabuleuses empruntées aux sources antiques et religieuses et transmises à travers les encyclopédies médiévales. Ces créatures peuplent les marges des terres connues et témoignent de la manière dont l’imagi­naire se projette sur les territoires à découvrir.
Le visiteur explore ainsi cinq continents, en compagnie de créatures chimériques qui seront progressivement chassées des cartes au XVIIIe siècle.

La seconde présente les mondes légendaires, ces lieux imaginaires que l’on a crus réels. Mêlant réalité et merveilleux, les cartographes leur ont attribué une localisation terrestre : l’Atlantide, le royaume du prêtre Jean, l’Eldorado ou le paradis terrestre prennent forme sur le globe. Cette section entraîne le visiteur à la lisière des mondes terrestres et célestes.
Les cartes extra-occidentales, notamment bouddhistes avec la représentation du mont Meru, témoignent d’une volonté d’ancrer dans l’espace des lieux mythiques à forte charge symbolique et cosmologique.

La troisième explore les mondes littéraires, où la fiction émancipe les constructions géographiques de la réalité. Ces cartes imaginaires confèrent une consistance aux univers narratifs, du réalisme à la fantasy. Le visiteur déambule ainsi de L’Île au trésor à Narnia, de Final Fantasy à Game of Thrones.

Pour clore le voyage, la quatrième escale considère la carte dans sa dimension évocatrice et subjective et fait dialoguer œuvres anciennes et œuvres d’artistes contemporains qui s’inspirent de la cartographie. L’art déconstruit le dispositif cartographique pour révéler la construction d’une vision collective de l’espace, montrant que toute représentation du monde naît de l’imaginaire.

 

Commissariat

Commissariat

Julie Garel-Grislin et Cristina Ion, conservatrices au département des Cartes et plans, BnF

 

Partenaires

En partenariat avec Le ParisienLe PointSciences et Vie JuniorsConnaissance des Arts, Arte et RFI

 

Un partenariat avec Ubisoft

Pour explorer le lien entre cartographie et jeux vidéo, l’exposition présente un dispositif interactif inédit développé par Ubisoft. Créé grâce au jeu vidéo Assassin’s Creed Odyssey : Le Sort de l’Atlantide, ce dispositif permet aux visiteurs de manipuler librement la carte de l’Atlantide sur un écran tactile et de découvrir en images les trois principales régions de cette île mythique.

 

Site de référence :

https://www.bnf.fr/fr/agenda/cartes-imaginaires

Exposition : Licornes ! – Musée de Cluny

Du 10 mars au 12 juillet 2026

Vous pensez tout savoir sur la licorne ? Omniprésente dans la culture populaire contemporaine, la licorne a traversé les siècles et les continents. Et pourtant, cet animal fantastique reste encore plein de mystères.

Connue depuis l’Antiquité, il faut attendre la période moderne pour que son existence soit remise en cause. Elle ne disparaît pas pour autant de l’imaginaire collectif. Figure de pureté ou de l’amant délaissé, elle peut aussi se révéler dangereuse et menaçante, comme dans certaines représentations médiévales. Gage de chance dans la culture asiatique, elle est recherchée en Europe pour ses vertus médicinales. Sa corne, en particulier, est réputée purificatrice. Aujourd’hui encore, la licorne fascine et peuple la littérature fantastique comme les univers enfantins. Elle revêt des significations variées, évocatrice de singularité quand elle est brandie en étendard des différences de genre, ou de succès dans le monde des start-up. 

Une exposition du Museum Barberini, Potsdam et du musée de Cluny – musée national du Moyen Âge, Paris, en collaboration avec le GrandPalaisRmn. 

Consultez le dossier de presse de l’exposition ici

Programmation autour de l’exposition

Des visites guidées par des conférencier de GrandPalaisRmn sont proposées pendant toute la durée de l’exposition “Licornes”. Retrouvez toutes les dates ici.

Conférences

Comment faire une exposition sur un animal qui n’existe pas ?
Par Béatrice de Chancel-Bardelot et Michael Philipp
Jeudi 19 mars de 18h30 à 20h

Queer, cute, kitsch : les licornes de la culture populaire contemporaine
Par Anne Besson
Jeudi 9 avril de 12h30 à 13h30

La licorne et l’amour, au féminin. Les inventions du “Roman de la Dame à la Licorne et du Beau Chevalier” (1349)
Par Nathalie Koble
Jeudi 21 mai de 12h30 à 13h30

À la recherche de la licorne antique et médiévale
Par Michel Pastoureau
Jeudi 18 juin de 18h30 à 19h30

Concerts

Ballades, rondeaux et dits du Romans de la Dame à la licorne et du Biau chevalier
Par Alla francesca
Samedi 11 avril de 19h à 20h30
Dimanche 12 avril de 16h15 à 17h

La Dame à la Licorne en son Royaume. Les cinq sens en musique autour de 1500
Par Into the winds
Jeudi 16 avril de 19h à 20h
Vendredi 17 avril de 12h30 à 13h30

Dragons, oiseaux, poissons et panthères
Par Apotropaïk
Jeudi 4 juin de 19h à 20h
Vendredi 5 juin de 12h30 à 13h30

Licornes et trompettes
Par les élèves du Conservatoire Municipal Jean-Philippe Rameau (Paris 6)
Samedi 20 juin de 14h à 16h

Cornes et licornes
Par Obsidienne
Dimanche 21 juin de 15h à 15h45 et 16h30 à 17h15

Événements

Les Nocturnes de l’histoire : Super joute des animaux du Moyen Âge (complet)
Par Actuel Moyen Âge et Passion Médiévistes
Mercredi 25 mars de 19h à 21h

Licornes et compagnie !
Par l’École Duperré
Défilé dimanche 29 mars de 15h à 17h
Présentation du 31 mars au 5 avril dans la salle Notre-Dame

Nuit européenne des musées
Samedi 23 mai de 18h à 23h

Bal de la Licorne
Samedi 13 juin de 19h à 23h
Interventions chantées d’Élysée Moon et DJ set de Corrine

En famille

Dans l’exposition, suivez un parcours avec des cartels adaptés pour guider les jeunes visiteurs (8-12 ans) à travers une sélection d’une vingtaine d’œuvres.

Demandez votre cocotte en papier à plier et à actionner devant les œuvres pour les découvrir autrement, grâce à des jeux d’observation et d’imagination (à partir de 6 ans).

Explorez l’imaginaire symbolique de la licorne dans Une licorne peut en cacher une autre !, un atelier pour les 6-12 ans (accompagné d’un adulte).

Profitez de des visites contées autour des licornes pour les 5-7 ans (accompagné d’un adulte).

Ne manquez pas le dimanche en famille : Licornes, dragons, chimères le 12 avril de 10h à 17h.

Site de référence :

https://www.musee-moyenage.fr/activites/expositions/expositions-en-cours-.html

Colloque : Périodisations historiques et synchronies imaginaires

Le premier colloque de l’ANR PASSIM, portant sur les “Périodisations historiques et synchronies imaginaires” et coordonné par Anne Besson et Justine Breton, aura lieu les 12 et 13 mars 2026 à l’Université d’Artois (Arras) et en ligne.

L’événement aura lieu à Arras : Maison de la recherche, Université d’Artois, 9 rue du temple, Salle des colloques.

Il est également possible de suivre le colloque en visio, via Zoom. Il suffit pour cela de s’inscrire (gratuitement) afin de recevoir un lien de connexion :

https://evenements.univ-artois.fr/e/1393/colloque-de-lanr-passim-periodisations-historiques-et-synchronies-imaginaires

Les présentations durent 25 minutes, suivies de 15 minutes de questions.

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JEUDI 12 MARS, 9h-18h

Accueil 9h

9h30 : Mot d’ouverture par Anne Besson et Justine Breton

Session 1. Jouer au fil du temps 

Présidence : Sandra Provini

10h Laurent Di Filippo (Université de Lorraine) : « L’Imaginaire du Moyen Âge Nordique vu à travers les jeux de société modernes »

10h40 Emilienne Parchliniak (Sorbonne Paris Nord) : « Vers une périodisation chinoise du Moyen Âge de l’Europe occidentale : étude de cas de Genshin Impact »

11h20 : pause 

11h40 Maxime Kremer (Sorbonne Université) : « Le haut Moyen Âge dans le jeu vidéo : “post-apo” de l’Antiquité ou préface téléologique au Moyen Âge central ?»

12h20 Mélanie Bost-Fievet (CéRéDI de Rouen) : « Les Renaissances inventées du jeu vidéo »

13h : repas (buffet)

Session 2. Synchronies sonores

Présidence : Justine Breton

14h Corentin Charbonnier et Indrani Turton : « Musique metal et rester “trve” »

14h40 Audrey Tuaillon Demesy (Université Marie et Louis Pasteur) : « “Il n’y a pas de vibes plus pures que Beethoven”. Ludwig von 88 et les imaginaires du temps »

15h20 : pause

Session 3. Réinventions médiévales 

15h40 Léa Kerjean : « Ce Moyen Âge qui aurait été : utopie et liminalité dans Agrapha de luvan »

16h20 Ines Limam (Aix Marseille Université et Université libre de Bruxelles) : « #LesbianKnight : synchronies médiévales et affects queer dans les communautés transpédégouines »

17h Clotilde Bellier : « Du Temple à la Loge : la réappropriation du passé médiéval dans les thrillers ésotériques de Giacometti et Ravenne »

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VENDREDI 13 MARS, 9h-17h30 

Accueil 9h

Session 4. Temporalités pop : rencontres ou conflagrations ?

Présidence : Anne Besson

9h20 William Blanc (historien) : « Les passés d’un futur spatial. Les références historiques et leurs fonctions dans Star Trek »

10h Yohann Chanoir (EHESS, Centre de Recherches Historiques) et Jérôme Pottier (critique de cinéma) : « Autant en emporte le temps… Les chocs de temporalité et la guerre dans le cinéma contemporain »

10h40 : pause

11h Savinien Capy (chercheur indépendant) : « S.H.I.E.L.D. de Hickman et Weaver : la Super-Renaissance »

11h40 Valérie Stiénon (Sorbonne Paris Nord) : « Les XIXe siècles du (steam)punk : quelles périodisations imaginaires ? »

12h20 Orlane Messey (Université Marie et Louis Pasteur) : « Les sourcils de cinéma et leurs anachronismes. Quand les chevauchements d’imaginaires réécrivent l’histoire »

13h : repas

Session 5. Un passé toujours plus proche

Présidence : Jessy Neau

14h30 Christèle Couleau (Sorbonne Paris Nord) : « Rapprocher le XIXe siècle ? Les adaptations cinématographiques d’Eugénie Grandet et d’Illusions perdues comme synchronisations imaginaires ».

15h10 Ariane Ferry (Université Rouen Normandie) : « ‘Dilute carbolic? Or perhaps even just alcohol?’ Enjeux narratifs, ludiques et métaphysiques d’un brouillage organisé des imaginaires médicaux historiques dans Outlander (romans et série télévisée) »

15h50 : pause

16h10 Victor Faingnaert (Université de Lorraine) : « La Grande Guerre comme nouvelle ère dans la culture sérielle britannique »

16h50 Marie-Clémence Régnier (Université d’Artois) : « Le XIXe siècle fantasmagorique de Jules Verne : fictionnalisation du passé et discours technocentriste sur l’histoire à l’“Hôtel des rêves” »

Mot de clôture à 17h30.

Séminaire : Parler de foutre (saison 3)

Séminaire CETM 2025-26
La réception du sexe médiéval


En hybride (sauf lundi 26 janvier : tout distanciel) : lien à demander à fabienne.pomel*univ-rennes2.fr

Jeudi 25 septembre (conférencière en visio) SALLE B332-13h30
Fanny Maillet (Université de Zürich) : De la Clef d’amour aux Sept art libéraux : relectures, censures et dérives d’un art d’aimer médiéval au XVIe siècle

Jeudi 6 novembre SALLE B332-13h30
Nadège Le Lan (Université du Littoral- Côte d’Opale) :Ce constant objet de désir : quelques façons de dire le sexe avec Lancelot du Lac, de la renaissance arthurienne à la révolution sexuelle

Jeudi 27 novembre SALLE B332-14h
Isabelle Durand (Université Bretagne Sud) : Le moine lubrique dans le roman gothique

Jeudi 15 janvier salle B332-13h30
Edwige Fusaro (Université Rennes 2) : La réception du sexe médiéval chez le peintre et poète italo-britannique Dante Gabriel Rossetti

Lundi 26 janvier 10-12h (séance entièrement à distance)
Anna GĘsicka (Université Nicolas Copernic, Toruń, Pologne) : Le sexe et la sensualité dans les adaptations théâtrales des fabliaux par Jean Ott (1878-1935)

Jeudi 5 février Salle recherche ALC-13h30
Sarah Delale (Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis) : Mots du sexe en ancien français et en faux français ancien : les fabliaux face à Lys amors d’Helain-Pisan et d’Iseult de Savoisy de Louis Gastine (1890 – 1891)

Jeudi 12 mars Salle recherche ALC-13h30
Florence Plet (Université Bordeaux-Montaigne) : “En foutre plein la vue ». L’imaginaire du sexe médiéval dans la BD franco-belge

Jeudi 26 mars Salle recherche ALC-13h30
Séance de Présentation de thèses : Lucie Blouin, Rose Delestre, Tristan Fourré,
Marine Massenzio, Arthur Vaillant + Ruxandra Apetrei, Alexandre Da Costa, Bérangère Gourrierec-Voisin, Tony Heinry, Benjamin Roux, Philippine Savy-Arcade

Jeudi 9 avril Salle recherche ALC-13h30
Mireille Séguy (Sorbonne Nouvelle) et Mathieu Bermann (Paris 8)
La généalogie médiévale des Contes et nouvellesde La Fontaine (Cent nouvelles nouvelles et fabliaux)

Appel à communications : Comment on écrit l’histoire fictive. Historiographies en fictions / How to write fictional history. Historiographies in imaginative fiction

L’association les Têtes Imaginaires lance un nouvel appel à communications pour une journée d’étude qui se tiendra les 20 et 21 février 2026, en format hybride, à Paris et en ligne.

(English version below)

L’histoire est une source d’inspiration pour la littérature de l’imaginaire : les périodes historiques, particulièrement antique et médiévale, constituent un creuset de références où puisent les auteurs de science-fiction et de fantasy, d’Asimov à Tolkien, comme l’ont montré de récents travaux sur la réception classique (Bost-Fiévet et Provini 2014) et le médiévalisme (Ferré 2010). Plus récemment encore, les actes d’un récent colloque (Besson 2019) ont montré la part d’imitation de l’histoire, lorsque documents, sources et légendes fictives peuplent l’œuvre et son passé imaginaire.

La rencontre organisée par les Têtes Imaginaires vise à poursuivre cette réflexion sur les liens entre histoire et littérature de l’imaginaire, en repartant de l’histoire en tant que pratique d’élaboration d’un récit historique. Une dimension caractéristique de ces mondes imaginaires est que leur passé est structuré, par exemple en chronologies millénaires, et c’est sur la forme de ces Histoires, plutôt que sur leur contenu, que portera la rencontre. Trois gestes historiens en particulier attirent l’attention : l’enquête des sources historiques, le découpage chronologique du passé et le sens historique donné à sa progression. Le croisement de ces caractéristiques permettra d’étudier « comment on écrit l’histoire », pour reprendre la formule de Paul Veyne (1971), mais dans la littérature de l’imaginaire.

La démarche vise à faire dialoguer étroitement histoire et littérature en invitant particulièrement à identifier les représentations et modèles à l’origine des historiographies littéraires. Il s’agit donc d’associer ces « historiographies internes », littéraires et fictives, à la culture de l’écriture historique qu’ont ces auteurs, laquelle est parfois transmise par d’autres auteurs de l’imaginaire. On s’intéressera donc aux perceptions de l’histoire en tant que pratique, sans chercher à statuer sur une éventuelle fidélité à l’égard de méthodologies historiques plurielles par nature. La fantasy et la science-fiction se présentent comme un terrain privilégié ; l’uchronie, qui présente un passé identique au nôtre jusqu’au point de divergence, peut aussi faire l’objet de nouvelles enquêtes (Henriet 2004).

Le premier geste historien concerne l’enquête historique, les documents, récits, archives, mentionnés dans l’œuvre en tant que sources fictives de l’histoire. Bon nombre de travaux dus à des littéraires et à des historiens ont mis en lumière le thème de ces documents fictifs, essentiel dans le travail de l’historien (voir par exemple, à propos de Dune, Rossignol 2005). Les rôles de cette documentation sont pluriels, entre marqueur de rationalité (Besson 2002), mise en abyme du récit dans le cas du Livre Rouge du Seigneur des Anneaux (Pantin 2009, Ferré 2014), voire réflexion sur l’histoire (Budin 2019). Les variations de ces rôles peuvent être étudiés dans une démarche comparatiste. Il s’agit aussi de replacer les représentations de l’enquête historique dans le contexte de l’auteur et de sa culture (Pantin 2019).

Le deuxième geste met en cohérence le passé sous la forme de chronologies, de périodes, de dates charnières : il lui donne une forme cohérente. Cette périodisation du temps fictif reprend parfois les grandes périodes traditionnelles, par le nom ou le principe (Antiquité, Moyen Âge, etc.). Tolkien utilise ainsi l’idée d’Antiquité à plusieurs reprises dans son continuum historique, en tant qu’idée d’une époque idéale et révolue : la période met en profondeur le passé (Maillard 2024). Les modèles et formes de ces découpages restent cependant largement à explorer. Les travaux récents d’historiens, qu’il s’agisse de Jacques Le Goff, de Dominique Kalifa sur les noms des périodes (Kalifa 2020) ou de Maria Teresa Schettino et de Sylvie Pittia (2024) sur la notion de date-clef, fournissent des éléments de relecture des œuvres de l’imaginaire.

Le troisième geste est celui du sens de cette histoire. Quelle logique profonde anime la causalité historique de cet ensemble documentaire et chronologique ? Quelles « lois de l’histoire », comme elles sont appelées par Veyne (1971, p. 221), entre déterminisme et grands hommes, trouve-t-on à l’œuvre comme moteurs de l’histoire et de la causalité ? Quelle forme, linéaire ou cyclique (Bergue 2019), se trouve donnée au temps ? À nouveau, on pourra se demander si la source de ces conceptions est liée à un contexte historique ou à un courant philosophique : un homme comme Asimov aurait ainsi été influencé par le contexte de la « crise » avant de reporter ce motif dans son œuvre (Käkelä 2014). On se rappellera que l’œuvre, futuriste ou non, porte les « peurs et espoirs du temps présent » (Besson 2021).

La rencontre se déroulera en format hybride, les vendredi 20 et samedi 21 février 2026, dans les locaux de l’Institut National d’Histoire de l’Art, 2, rue Vivienne, 75002 Paris.Il sera possible de participer à l’événement à distance. Les contributions portant exclusivement sur la Fantasy seront publiées dans le volume 20 de la revue Fantasy Art and Studies. Les contributions portant sur la science-fiction feront l’objet d’une publication séparée.

Les propositions de communication sont attendues dans un format .doc ou .docx de 2000 signes, en français ou en anglais. Elles présenteront clairement une question de recherche, un cadre théorique et méthodologique ainsi que les principaux axes d’analyse envisagés. Elles seront accompagnées d’une courte présentation biobibliographique. Les propositions de jeunes chercheurs et chercheuses sont les bienvenues.

Les propositions sont à adresser conjointement à fantasyartandstudies@outlook.com et dimitri.maillard@gmail.com pour le 21 octobre 2025 au plus tard.

Elles pourront s’inscrire dans les axes décrits ci-dessous : les propositions multipliant les liens entre les axes sont valorisées, tout comme celles qui adopteront une démarche comparatiste, et articulant histoire et littérature.

  1. Les sources et leur transmission : l’enquête
    • La matérialité des sources et des archives, conservation, transmission, consultation
    • Les témoins, l’oralité et l’écriture
    • Les historiens et leur enquête
  2. Rationaliser ou ne pas rationaliser
    • Les formes du récit historique
    • Rythme du passage du temps, calendrier, chronologie, datation
    • Périodes et noms de périodes
  3. Le sens de l’histoire
    • Conception du temps cyclique, linéaire
    • Philosophies de l’histoire
  4. Des historiographies datées
    • Culture historique et historiographique des auteurs 
    • Évolution de cette représentation dans l’œuvre des auteurs

The association les Têtes Imaginaires is launching a new call for papers for a symposium to be held on 20 and 21 February 2026, in a hybrid format, in Paris and online.

Find the details of the CfP below.

History is a source of inspiration for imaginative literature: historical periods, particularly ancient and medieval times, are a melting pot of references drawn upon by science fiction and fantasy authors, from Asimov to Tolkien, as recent studies on classical reception (Bost-Fiévet and Provini 2014) and medievalism (Ferré 2010) have demonstrated. More recently, the proceedings of a recent symposium (Besson 2019) have shown the extent to which history is imitated when documents, sources and fictional legends populate a work and its imaginary past.

The conference organised by les Têtes Imaginaires aims to continue this exploration of the links between history and fantasy literature, starting from history as the practice of constructing a historical narrative. A characteristic feature of these imaginary worlds is that their past is structured, for example in millennial chronologies, and it is the form of these histories, rather than their content, that will be the focus of the meeting. Three historical approaches in particular attract attention: the investigation of historical sources, the chronological division of the past, and the historical meaning given to its progression. The intersection of these characteristics will allow us to study “how history is written”, to borrow Paul Veyne’s (1971) phrase, but in the realm of imaginative literature.

The approach aims to establish a close dialogue between history and literature, with a particular focus on identifying the representations and models that underpin literary historiographies. The aim is therefore to link these “internal historiographies”, both literary and fictional, to the authors’ culture of historical writing, which is sometimes transmitted by other authors of imaginative fiction. We will therefore focus on perceptions of history as a practice, without seeking to judge any fidelity to historical methodologies that are pluralistic in nature. Fantasy and science fiction are ideal fields for this; uchronia, which presents a past identical to our own until the point of divergence, may also be the subject of further investigation (Henriet 2004).

The first historical gesture concerns historical research, documents, accounts and archives mentioned in the work as fictional sources of history. Many works by literary scholars and historians have highlighted the theme of these fictional documents, which are essential to the work of the historian (see, for example, Rossignol 2005 on Dune). These documents play multiple roles, ranging from markers of rationality (Besson 2002) to mise en abyme of the narrative in the case of The Red Book of the Lord of the Rings (Pantin 2009, Ferré 2014), and even reflections on history (Budin 2019). The variations in these roles can be studied using a comparative approach. It is also a question of placing representations of historical inquiry in the context of the author and their culture (Pantin 2019).

The second gesture brings coherence to the past in the form of chronologies, periods and key dates: it gives it a coherent form. This periodisation of fictional time sometimes echoes the major traditional periods, either in name or in principle (Antiquity, Middle Ages, etc.). Tolkien thus uses the idea of Antiquity several times in his historical continuum, as the idea of an ideal and bygone era: the period gives depth to the past (Maillard 2024). However, the models and forms of these divisions remain largely unexplored. Recent work by historians, such as Jacques Le Goff and Dominique Kalifa on the names of periods (Kalifa 2020) or Maria Teresa Schettino and Sylvie Pittia (2024) on the notion of key dates, provides elements for reinterpreting works of fiction.

The third gesture concerns the meaning of this history. What profound logic drives the historical causality of this documentary and chronological collection? What ‘laws of history’, as Veyne (1971, p. 221) calls them, between determinism and great men, are at work as drivers of history and causality? What form, linear or cyclical (Bergue 2019), is given to time? Once again, we may wonder whether the source of these conceptions is linked to a historical context or a philosophical current: a man like Asimov would thus have been influenced by the context of the “crisis” before transferring this motif into his work (Käkelä 2014). It should be remembered that the work, whether futuristic or not, reflects the “fears and hopes of the present time” (Besson 2021).

The meeting will take place in a hybrid format on Friday 20 and Saturday 21 February 2026 at the Institut National d’Histoire de l’Art, 2, rue Vivienne, 75002 Paris. It will be possible to take part in the event remotely. Contributions focusing exclusively on Fantasy will be published in volume 20 of the journal Fantasy Art and Studies. Contributions focusing on science fiction will be published separately.

Proposals for papers should be submitted in .doc or .docx format, with a maximum length of 2,000 characters, in French or English. They should clearly present a research question, a theoretical and methodological framework, and the main lines of analysis envisaged. They should be accompanied by a short bio-bibliographical presentation. Proposals from young researchers are welcome.

Proposals should be sent jointly to fantasyartandstudies@outlook.com and dimitri.maillard@gmail.com by 21 October 2025 at the latest.

They may fall within the areas described below: proposals that combine several areas will be valued, as will those that adopt a comparative approach and link history and literature.

  1. Sources and their transmission: research
    • The materiality of sources and archives, conservation, transmission, consultation
    • Witnesses, oral tradition and writing
    • Historians and their research
  2. To rationalise or not to rationalise
    • Forms of historical narrative
    • The passage of time, calendar, chronology, datation
    • Periods and names of periods
  3. The meaning of history
    • Cyclical and linear conceptions of time
    • Philosophies of history
  4. Dated historiographies
    • The historical and historiographical culture of authors
    • The evolution of this representation in the works of authors

Comité scientifique / Scientific board

  • Anne Besson, Professeur en littérature comparée, Université d’Artois
  • Viviane Bergue, docteure en littérature comparée (Université de Toulouse 2)
  • Maxime Émion, Maître de conférences en histoire ancienne à l’Université Savoie Mont Blanc
  • Dimitri Maillard, docteur en histoire ancienne (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)
  • Laura Martin-Gomez, Maître de conférences en anglais à l’Université de Toulouse
  • Isabelle Pantin, Professeur émérite en littérature de la Renaissance, École Normale Supérieure, Paris
  • Sandra Provini, Professeur de littérature française du XVIe siècle, Université de Rouen-Normandie

Bibliographie / Bibliography

M. Attali, « Du mythe à la Fantasy. Enjeux historiographiques de la réécriture contemporaine de l’Énéide dans Lavinia d’Ursula L. Leguin (2008) », A. Besson (dir.), 2019, p. 75-100.

V. Bergue « Primhistoire, temporalité cyclique et chronologie linéaire : le temps de la Fantasy », A. Besson (dir.), 2019, p. 53-74.

A. Besson, D’Asimov à Tolkien, Cycles et Séries dans la littérature de genre, Paris, CNRS Éditions, 2004.

A. Besson, « La Terre du Milieu et les royaumes voisins : de l’influence de Tolkien sur les cycles de Fantasy contemporains », V. Ferré (dir.), Tolkien, trente ans après (1973-2003), Paris, Christian Bourgois, 2004, p. 357-379.

A. Besson (dir.), Fantasy et Histoire(s), Colloque des Imaginales, Chambéry, ActuSF, 2019.

A. Besson, Les Pouvoirs de l’Enchantement, Paris, Vendémiaire, 2022.

Fl. Besson, « Sortir des Moyen Âge imaginaires : le rythme historique de la Fantasy médiévaliste », A. Besson (dir)., 2019, p. 171-193.

M. Bost-Fiévet, S. Provini (dir.), L’Antiquité dans l’imaginaire contemporain, Paris, Classiques Garnier, 2014.

N. Budin, « Les fées historiques, entre histoire et fiction », A. Besson (dir.), 2019, p. 121-140.

Hugues Chabot, « L’Image du chercheur et de la recherche scientifique dans la science-fiction de l’Âge d’Or. Une Histoire des sciences en trois temps : rupture, contraction, évolution », Cycnos, 2006-10-13.

V. Ferré (dir.), Médiévalisme. Modernité du Moyen Âge, Paris, L’Harmattan, 2010.

V. Ferré, Lire J. R. R. Tolkien, Paris, Pocket, 2014.

Fr. Hartog, Régimes d’historicité, présentisme et expérience du temps, Paris, Seuil, 2003.

E. B. Henriet, L’Histoire revisitée. Panorama de l’uchronie sous toutes ses formes, Paris, Les Belles Lettres, 2004, p. 65-70.

J. M. J.  Käkelä, « Asimov’s Foundation Trilogy: From the Fall of Rome to the Rise of Cowboy Heroes ». Extrapolation, 49(3), (2008), p. 432-449

J. M. J.  Käkelä, « Managing and Manipulating History : Perpetual Urgency in Asimov and Heinlein », Fafnir: Nordic Journal of Science Fiction and Fantasy Research, 1, 2, 2014, p. 7-22.

D. Kalifa (dir.), Les Noms d’époque. De « Restauration » à « années de plomb », Paris, Gallimard, 2020.

D. Maillard (dir.), Tolkien et l’Antiquité, Passé et Antiquités en Terre du Milieu, Paris, Classiques Garnier, 2024.

I. Pantin, Tolkien et ses légendes. Une expérience en fiction, Paris, CNRS Éditions, 2009.

I. Pantin « L’histoire au miroir de la légende dans l’œuvre de Tolkien », A. Besson (dir.), 2019, p. 101-120

I. Pantin, S. Provini, Tolkien et la mémoire de l’Antiquité, Paris, Les Belles Lettres, 2025.

B. Rossignol, « Figures de l’historien dans le cycle de Dune de Frank Herbert », Cycnos, 2005, 22, 2, p. 67-83.

M. T. Schettino, S. Pittia (org.), Dates-clés des Grecs, dates-clés des Romains : une périodisation commune ?, colloque organisé à Strasbourg les 25, 26, 27 septembre 2024.

P. Veyne, Comment on écrit l’histoire, Paris, Seuil, 1971.

Jean-Louis Trudel, « La science-fiction et l’appropriation des révolutions scientifiques », Sciences & fictions, 2008-05.

H. Williams (dir.), Tolkien and the Classical World, Walking Tree Publishers, 2021.

Appel à communications : Périodisations historiques et synchronies imaginaires

Le premier colloque de l’ANR PASSIM (Passés imaginaires : représentations littéraires et médiatiques des périodes historiques dans les fictions populaires contemporaines), organisé par Anne Besson et Justine Breton, aura pour sujet “Périodisations historiques et synchronies imaginaires“. Il se déroulera à l’Université d’Artois à Arras les 12-13 mars 2026.

Date limite d’envoi des propositions : 16 novembre 2025.

Le colloque « Périodisations historiques et synchronies imaginaires » est organisé dans le cadre de l’ANR PASSIM (Passés imaginaires: représentations littéraires et médiatiques des périodes historiques dans les fictions populaires contemporaines) et marque le lancement d’une réflexion transversale sur les imaginaires historiques des quatre grandes périodes de l’histoire telles que représentées et façonnées dans la littérature de genre, les jeux, les séries télévisées ou le cinéma, les cultures numériques, etc.

En effet, les images que nous nous faisons aujourd’hui des périodes historiques (leur « imaginaire », dans le sens large de système de représentations telles que les envisage Stuart Hall par exemple, et celui plus spécifique d’imagination non réaliste) sont configurées par des fictions, narrées et/ou pratiquées, prétendant plus ou moins au réalisme, mais relevant chaque fois d’une construction du passé, dans le sens défini par Gil Bartholeyns (2010). Uchronies, fantasy historique et autres récits placés dans un « avant » réinventé servent de supports narratifs « esthétiques et dramatiques », de mondes où se projeter pour se raconter des histoires, à notre présent baigné de fictions. Le projet PASSIM vise à identifier, décrire et interroger les imaginaires historiques associés aux grandes périodes, et ce premier colloque, plus spécifiquement, à interroger pour commencer cette périodisation elle-même, tant ses porosités méritent d’être approfondies. Quels usages les fictions et genres « chrono-orientés » font-ils (ou non) des découpages historiques institués, qu’il s’agisse des quatre grandes périodes bien sûr, mais aussi de la division par siècle (« Grand siècle », « Siècle des Lumières ») ou encore des époques désignées par des chrononymes (« Renaissance », « Terreur ») ? Ces divers types de périodisation sont-ils investis, subvertis, ignorés, par les fictions historisantes, pourquoi et comment ?

La séparation des quatre grandes périodes historiques, souvent pratique sur le plan scientifique mais nécessairement arbitraire (Le Goff), là où des transitions progressives mais moins aisées à nommer constitueraient une réalité historique plus avérée, reste une donnée largement consensuelle, transmise notamment par le bagage scolaire. Elle trouve des échos importants jusque dans les imaginaires collectifs : chaque époque, dans son nom même, convoque un imaginaire précis, parfois paradoxal mais aisément reconnaissable. L’on associe un certain nombre d’idées, de valeurs, mais aussi d’images, de couleurs et de sonorités à chaque moment de l’histoire, en partie variables en fonction des aires géographiques (Breton et Tuaillon Demésy). L’Antiquité sera ainsi rayonnante, le Moyen Âge violent, la Renaissance glorieuse, etc. Depuis près de vingt ans maintenant, des travaux ponctuels interrogent cependant la pertinence de ces chrononymes traditionnels ainsi que leurs implications sur le plan scientifique comme auprès du grand public (Bacot et al. ; Kalifa). Si l’expression « Moyen Âge » est par exemple connotée négativement dès son apparition sous la plume des intellectuels de l’époque moderne, elle est toutefois loin d’être la seule à véhiculer un bagage idéologique, parfois variable selon les périodes et les aires culturelles (Palmer). L’adjectif « classique » apparait ainsi particulièrement riche dans ses usages historiographiques.

Cet appel invite à interroger la manière dont les productions à destination du grand public, qu’il s’agisse de littérature, de cinéma, de musique, de jeux vidéo ou encore de publicités, entretiennent et renforcent ces imaginaires, mais aussi dont elles façonnent une vision de « moments historiques » ne coïncidant que partiellement avec la périodisation et les chrononymes institués.

Deux tendances semblent en effet coexister, dont il conviendra de démêler les méandres, et qui correspondent plus globalement au fonctionnement du cliché ou du stéréotype dans les genres populaires en régime médiatique : d’une part une concrétion d’images toutes faites, très largement partagées, associant par exemple des « grandes figures » à un contexte historique qu’elles seraient chargées de résumer (Christophe Colomb pour les « grandes découvertes », Marie-Antoinette et Robespierre pour la Révolution française) ; d’autre part leur mélange, voire leur confusion, dus justement à leur constant réemploi, entraînant un besoin de renouvellement et l’exercice d’une grande créativité dans leurs usages :

  • Chevauchements: certains imaginaires historiques redistribuent les tropes associés à différentes périodes en les fusionnant partiellement. Ainsi le péplum, traditionnellement considéré comme référant à l’Antiquité, mêle-t-il en réalité de façon frappante les répertoires de cette période à ceux du Moyen Âge, comme a commencé à le montrer le colloque « Immortel Péplum » (Nîmes, 2025, org. Pauline Ducret, Florian Besson et Romain Millot). À l’autre extrémité du Moyen Âge, sa distinction d’avec la Renaissance (dont la date de naissance est elle-même très variable !) est beaucoup plus poreuse dans l’aire anglophone (Hansen et Wetmore) qu’en Europe, par exemple dans la pratique populaire états-unienne, bien établie, des « Renaissance Fairs », là où la France promeut des fêtes et festivals « médiévaux ».
  • Coexistences: plusieurs moments de notre Histoire peuvent aussi exister de manière simultanée dans les fictions du passé, suscitant de nouvelles synchronies. La construction de « mondes secondaires » dans les genres de l’imaginaire amène ainsi souvent leurs créateurs et créatrices à inventer plusieurs continents ou régions qui distribuent géographiquement ce que notre monde a connu de manière chronologique : dans Game of Thrones (d’après les romans de George Martin adaptés en série télévisée, 2011-2019), le continent d’Essos est antiquisant (arènes, pyramides…) tandis que celui de Westeros associe divers imaginaires médiévaux (des vikings pour les îles des Fers-Nés à l’Andalousie arabo-musulmane pour la péninsule de Dorne). Des chocs plus frontaux sont orchestrés, jouant de l’anachronisme pour confronter chevaliers médiévaux et empires galactiques (Les Croisés du cosmos de Poul Anderson, 1960), Cow-boys et Aliens (film de Jon Favreau, 2011), Écosse du XVIIIe siècle et Seconde Guerre mondiale (Outlander, romans de Diane Galaldon, adaptés en série télévisée, 7 saisons depuis 2014), Amazones et Nazis dans Wonder Woman (2017)…
  • Homogénéisation: le traitement de la matière historique peut au contraire privilégier la représentation d’un passé large et diffus, où les évolutions et distinctions se trouvent comme aplanies. Une grande part des fictions dites « médiévales-fantastiques » n’entretiennent ainsi avec le Moyen Âge qu’un rapport indirect : elles se situent plutôt dans une ère préindustrielle longue et indéterminée, et cela vaut plus largement pour des mondes de fantasy qui font ressurgir des mythes anciens ou des pratiques folkloriques pensées comme immémoriales au sein de contextes historiques variés. Les fictions « de capes et d’épée », si on s’accordera à les associer plutôt à la Modernité cette fois, recouvrent elles aussi une temporalité vague et syncrétique. Il semble que plus la période considérée soit longue, plus elle se prête aux raccourcis : la préhistoire, mal connue dans ses bornes chronologiques immenses, est particulièrement touchée – voir la coexistence de dinosaures des ères les plus diverses dans un parc « jurassique » bien mal nommé… De même, l’armure de métal fait si profondément partie de l’image du chevalier que son apparition historique tardive (XVe siècle) ne l’empêche pas de vêtir les paladins au fil des siècles du long Moyen Âge.
  • Redécoupage: enfin, l’investissement créatif collectif peut prendre le pas sur les divisions héritées de la mémoire historique partagée, et l’accumulation et la fusion des répertoires, dans le cadre contemporain d’une participation active des publics en ligne, aboutir à l’élaboration d’imaginaires temporels alternatifs. Le cas du steampunk, qui explore un XIXe siècle (anglais, mais aussi européen, américain, etc.) doublement bouleversé par une technologie uchronique (vapeur, éther, machine de Babbage…) et une porosité complète au surnaturel, est ici le plus marquant, qui a profondément reconfiguré les frontières et caractéristiques (notamment temporelles) des fictions « néo-victoriennes ». De nombreux sous-genres « punks » (diesel punk, radium punk, atom punk) lui ont emboîté le pas, les nouveaux préfixes renvoyant chaque fois à une technologie ou à une énergie caractérisant un univers passé en découpant une tranche d’histoire associée à un répertoire culturel spécifique (les conflits européens et l’esthétique des années 1920 à 1940, l’Amérique des années 1950…).

Ce colloque propose d’explorer à partir d’exemples variés toute la richesse de ces croisements d’imaginaires temporels, en prenant en compte l’ensemble des périodes et leurs interactions. Les communications retenues auront pour but d’approfondir la réflexion sur les chrononymes et les connotations qu’ils impliquent, mais aussi, à travers les usages reproductifs ou créatifs qu’en tirent les fictions, les régimes de (trans)historicité qui s’y mettent en place.

Les propositions de communication, d’une longueur d’environ 2000 signes, sont à envoyer conjointement à Anne Besson (anne.besson [at] univ-artois.fr) et Justine Breton (justine.breton [at] univ-lorraine.fr) pour le 16 novembre 2025 au plus tard.

 

Bibliographie indicative

Bacot Paul, Douzou Laurent, Honoré Jean-Paul, « Chrononymes. La politisation du temps », Mots. Les langages du Politique, n° 87, 2008, p. 5-12.

Bartholeyns Gil, « Le passé sans l’histoire. Vers une anthropologie culturelle du temps », Itinéraires [En ligne], 2010-3. URL : http://journals.openedition.org/itineraires/1808.

Breton Justine et Tuaillon Demésy Audrey, Les Langues anciennes et leurs imaginaires, Autun, VIII Éditions, 2024.

Hall Stuart, Representation. Cultural Representations and Signifying Practices, Londres, Sage Publications, 1997.

Hansen Adam et Wetmore Kevin J. (dir.), Shakespearean Echoes, Londres, Palgrave Macmillan, 2015.

Kalifa Dominique (dir.), Les noms d’époques. De la « Restauration » à « Années de plomb », Paris, Gallimard, 2020.

Le Goff Jacques, Faut-il vraiment découper l’histoire en tranches ?, Paris, Seuil, 2014.

Palmer Ada, Inventing the Renaissance. Myths of a Golden Age, New York, Apollo, 2025.

 

Comité scientifique

Anne Besson, Université d’Artois

Fabien Bièvre-Perrin, Université de Lorraine

Justine Breton, Université de Lorraine

Jessy Néau, Université de Poitiers

Sandra Provini, Université de Rouen Normandie

 

Martin CARAYOL (INALCO)

Martin Carayol est traducteur de langues finno-ougriennes (finnois, estonien, hongrois) et chargé de cours en littérature finlandaise à l’INALCO. Ses recherches portent sur la nouvelle en Finlande et en Estonie, les littératures de l’imaginaire (fantastique post-lovecraftien ; traduction des néologismes science-fictionnels) et la culture populaire. Il entame actuellement des recherches sur la représentation du Moyen Âge dans les jeux de rôle finlandais et suédois.

 

Articles

« Traduire la xéno-encyclopédie en finnois et en français : une approche pragmatique », in Res Futurae 24 (dossier Science-fiction et traduction), 2024

« Une génération féministe ? La cause des femmes dans les nouvelles d’Aino Kallas, Maria Jotuni et L. Onerva. Première partie : 1904-1915 », Études finno-ougriennes, 51-52-53, 2021 (Seconde partie : 1921-1951, Études finno-ougriennes, 55, 2023)

« Quand l’échec d’un roman aboutit à une réussite vidéoludique. Le cas de Disco Elysium », in Romanesques hors-série 2021, Classiques Garnier, 2021

« Anders Fager et la tradition du récit post-lovecraftien », in Litteraria Copernicana 4(40)/2021, Université de Toruń, 2021

« Formes de la critique sociale dans le fantastique finlandais », in Phantastik und Gesellschaftskritik im deutschen, niederländischen und nordischen Kulturraum / Fantastique et approches critiques de la société. Espaces germanique, néerlandophone et nordique, Marie-Thérèse Mourey, Evelyne Jacquelin (dir.), Heidelberg, Universitätsverlag Winter, 2019

           

Direction et codirection d’ouvrages

Singularités, pluralités – Identités linguistiques et littéraires en Finlande (Presses universitaires de Caen, 2015, avec Rea Peltola).

 Le Fantastique et la science-fiction en Finlande et en Estonie (L’Harmattan, 2012, avec Katre Talviste)

Jaan Kross : bilan et perspectives (L’Harmattan, 2011)

Parution : Les langues anciennes et leurs imaginaires

Justine Breton et Audrey Tuaillon Demésy (dir.), Les Langues anciennes et leurs imaginaires, Autun, VIII Editions, 2024.

Les actes du colloque “Les langues anciennes et leurs imaginaires”, organisé du 23 au 25 mars 2023 à Autun, proposent d’approfondir la question de la représentation et des usages des langues considérées comme anciennes, ou créées comme telles, comme certaines langues de fiction employées dans des œuvres médiévalistes.

Table des matières

Introduction. « Langues anciennes et imaginaires contemporains : d’une époque à l’autre », Audrey Tuaillon Demésy et Justine Breton

Partie I. Les langues anciennes comme outils pour fabriquer des mondes

Chapitre 1. « ‘Veni, vidi, vici’ : quand le péplum se met à la VO », Pauline Ducret

Chapitre 2. « Dans la langue d’un monde qui meurt : les imaginaires du kirmançkî de Dersim (Turquie) », Samuel Vock-Verley

Chapitre 3. « Le rôle des imaginaires antiques et médiévaux dans la construction de l’imaginaire linguistique de Game of Thrones », Mathilde Eynard

Partie II. La mise en forme des langues : graphies et imaginaires

Chapitre 4. « ‘Mais que fait la police ?’. Les polices d’écriture, entre recherche d’authenticité et clichés historiques », Florian Besson

Chapitre 5. « Les multiples fonctions des runes dans les productions des industries culturelles et créatives », Laurent Di Filippo

Chapitre 6. « Le français de taversne. Reconstitution d’un langage médiéval ? », Hélène Cordier, Leticia Ding et Chloé Gumy

Partie III. Des langues de l’après et l’inconnu. Quand le futur éclaire le passé

Chapitre 7. « H. P. Lovecraft et les (grands) Anciens. La place des langues anciennes dans l’œuvre lovecraftienne », Sophie Laribi-Glaudel

Chapitre 8. « Panem et circenses : les manifestations de la civilisation romaine par l’usage du latin dans The Hunger Games », Florence Casulli et Bastian Roullier

Chapitre 9. « Écrire dans une langue d’après : les linguistiques-fictions (post)apocalyptiques de W. Burroughs et R. Hoban », Clémentine Hougue

Présentation des auteurs

Parution : Abécédaire de la forêt

Pascale Auraix-Jonchière, Frédéric Calas, Christiane Connan-Pintado, Agata Jackiewicz et Catherine Tauveron (dir.), Abécédaire de la forêt, Paris, Honoré Champion, coll. “Champion les dictionnaires”, 2024.

L’Abécédaire de la forêt n’est pas un dictionnaire comme les autres : le genre y est en parfaite harmonie avec l’objet d’étude. Telle la forêt, où s’ouvrent sentiers et chemins de traverse, l’Abécédaire croise les analyses de biologistes, littéraires, linguistes, juristes, écologues et vétérinaires sur un espace qui ne semble unique qu’en apparence : la forêt et ses composantes, végétales ou animales, visibles ou invisibles, que scrutent des regards croisés entre disciplines artistiques et scientifiques. Il s’agit d’un kaléidoscope raisonné, non exhaustif mais éclectique, miroir des questionnements actuels sur la forêt, aussi merveilleuse que menacée.

Le lecteur peut à son goût suivre l’alphabet, qui le mène d’« Album » à « Zoonoses », trouvant sur sa route aussi bien les réalités de l’écosystème forestier (Arbre, Champignons, Essences, Mycorhize…) que les fictions et inventions de nos imaginaires (Baba Yaga, Blanche-Neige, Loup, Perché, Sorcières et fées…). Libre à lui de tracer son propre parcours et, comme les auteurs, d’emprunter une première allée avant d’en suivre une autre, qui bifurque.

Il (re)découvre ainsi les univers boisés, leur histoire, leur actualité, les risques que présente leur avenir. Il enrichit son expérience et sa représentation de la forêt, immense et mystérieux domaine de nos rêves.

Avec les contributions de : Pascale Auraix-Jonchière, Sandra Barantal, Sébastien Baudoin, Fabienne Bercerol, Katia Blairon, Frédéric Calas, Marie Chanderlier, Christiane Connan-Pintado, Corinne Fournier Kiss, Anne-Marie Garagnon, David Gomis, Agata Jackiewicz, Caroline Lardy, Esther Laso y Leon, Françoise Laurent, Camila Leandro, Aurore Leocadie, Catherine Lenne, Jacques Marckert, Jordan Martel Lanneyn, Xavier Morin, Guillaume Papuga, Catherine Tauveron, Frédérique Toudoire sur la Pierre.

Extrait de l’introduction

Table des matières

Informations et commandes sur le site de l’éditeur.

Appel à communications : L’imaginaire dantesque contemporain en France et dans les pays francophones

Le colloque “L’imaginaire dantesque contemporain en France et dans les pays francophones“, organisé par Filippo Fonio, Sylvia Martin-Mercier et Chiara Zambelli, se déroulera à l’Université Grenoble Alpes les 12-13 décembre 2024.

Date limite d’envoi des propositions : 30 juin 2024.

Le projet ANR-PRC DHAF (Dante d’hier à aujourd’hui en France), l’UMR Litt&Arts et l’EA ILCEA4 de l’Université Grenoble Alpes organisent un colloque international sur la thématique de l’imaginaire dantesque en France et dans les pays francophones, avec une attention particulière portée à la présence de Dante dans la culture populaire et la société contemporaine. 

 Le colloque L’imaginaire dantesque contemporain en France et dans les pays francophones propose d’interroger la présence d’un imaginaire dantesque dans la langue, la culture et la société contemporaines, de la fin du XIXe siècle jusqu’aujourd’hui, en France ainsi que dans les pays francophones. Nous comptons réunir des experts de linguistique de corpus, d’arts visuels et d’arts graphiques, de littérature comparée, de théorie de l’imaginaire, de culture populaire, d’études en communication et médias contemporains. L’objectif est d’enquêter sur la présence et les caractéristiques d’un imaginaire dantesque spécifiquement francophone d’une part, et des perméabilités entre les différents imaginaires dantesques d’autre part. L’intérêt d’une telle comparaison est évident si l’on pense que la France est un pays où l’impact de la culture dantesque, très fort au XIXsiècle mais qui s’est ensuite quelque peu estompé au cours du XXe, a connu un nouvel essor récent autour du sept-centième anniversaire de la mort du poète, célébré en 2021. 

L’intérêt du colloque est de réunir des experts de plusieurs pays et disciplines, ainsi que des artistes et des professionnels de la culture, pour analyser les déclinaisons nationales du phénomène mais aussi faire émerger les synergies existantes en termes d’influence, de traductions, de marchandisation de la « marque Dante », de productions culturelles conçues pour être exportées, ou encore de phénomènes de cross-over culturels

Les communications pourront être présentées en français, italien ou anglais. Outre les communications sélectionnées par le comité scientifique en fonction des réponses au présent appel, nous avons le plaisir d’annoncer que le colloque prévoit la participation des conférenciers invités suivants :

Alain Corbellari, Université de Lausanne

Giuseppe Sangirardi, Université de Lorraine 

Nous vous invitons à envoyer un résumé de 350 à500 mots maximum, accompagné d’un titre provisoire, d’une bibliographie essentielle, de 5 mots-clés et d’une bio-bibliographie d’une page maximum aux adresses suivantes : filippo.fonio [at] univ-grenoble-alpes.frsylvie.martin-mercier [at] univ-grenoble-alpes.fr et chiara.zambelli [at] univ-grenoble-alpes.fr avant le 30 juin 2024.

Les participants seront informés de l’acceptation de leur proposition avant le 30 juillet 2024. La publication d’un volume en accès libre dans la collection « Interférences » des Presses Universitaires de Rennes est prévue à l’issue du colloque.

Comité scientifique

Francesco Ciabattoni (Georgetown University) Brandon Essary (Elon University) Carlo Alberto Girotto (Université de la Sorbonne Nouvelle) Stefano Lazzarin (Université Jean-Monnet Saint-Étienne) Giulia Puma (Université Côté d’Azur) Paolo Rigo (Università di Roma 3) Giuseppe Sangirardi (Université de Lorraine) Claudia Zudini (Université Rennes 2)

Comité d’organisation

Filippo Fonio (ISA-UMR Litt&Arts, Université Grenoble Alpes) Sylvie Martin-Mercier (ILCEA4, Université Grenoble Alpes) Chiara Zambelli (ISA-UMR Litt&Arts, LUHCIE, Université Grenoble Alpes)

Plus d’informations sur le site du projet Dante d’hier à aujourd’hui en France.

 

Journée d’études : Les objets au carrefour de la grande et la petite mythologie

Dans le cadre du séminaire “Grandes et petites mythologies”, organisé par Karin Ueltschi, aura lieu la journée d’études “Les objets au carrefour de la grande et la petite mythologie“, le jeudi 1e février 2024 à l’Université de Reims Champagne-Ardenne (Campus Croix-Rouge, salle de la Bibliothèque universitaire Robert de Sorbon).

Après l’espace et le temps, la faune et la flore, notre troisième Journée d’études sera consacrée aux objets comme confluents et vecteurs tout à la fois des grandes et petites mythologies. Bâtons ou chaudrons, bottes ou tuniques, ceintures…, de préférence humbles objets du quotidien, ont de tout temps offert une hospitalité généreuse à un surplus de sens et de vertus « magiques » afin de toucher, à travers l’épaisseur même de leur réalisme quasi trivial, des points sensibles des interrogations humaines et de proposer des grilles de signifiance.

Selon l’esprit de nos recherches, les contributions doivent s’ancrer au carrefour de l’Olympe et du foyer, et mettre en évidence les coïncidences qui existent entre les traditions savantes et populaires : l’objectif ultime de nos travaux en effet consiste à montrer qu’il n’y a pas lieu de séparer radicalement les deux continents, qu’ils sont complémentaires plutôt qu’antagonistes et qu’ils ne cessent de se nourrir dans une réciprocité mystérieuse mais constante et féconde : ainsi la clochette, qui passe de la robe du prêtre Aaron au cou du bétail chez Ovide et au Carnaval, aux enchantements de Noël et aux rires des étoiles du Petit Prince.

Dans les sociétés d’autrefois, « l’objet circule peu, il doit durer, il est rare, on s’y attache. De cette attitude découlent beaucoup de pratiques aujourd’hui considérées comme désuètes ; on rafistole, on ravaude et surtout on récupère tout ce qui peut encore servir. Rien ne se jette, tout peut servir » :  boue, clous, coquilles d’œuf, cuir de vieux souliers, tesson, bouts de bois et autres cheveux.  Ainsi, « l’objet se caractérise par sa forte présence, son poids de réalité. »

Les actes de cette Journée d’Études seront publiés, ensemble avec les conférences données dans le cadre du séminaire entre septembre 2022 et juin 2024, dans le troisième volume des « Grandes et Petites Mythologies », aux éditions de l’Université de Reims (EPURE).

Programme :

9h : Accueil

9h20 : Sophie Conte, directrice du Crimel : Ouverture de la Journée d’Études

Présidence de séance : Sophie Conte

9h30 : Laurence Helix (Université de Reims/CRIMEL) : Le Miroir.

10h : Alain Corbellari (Université de Lausanne) : Anneaux fabliesques.

10h30 :  Christine Ferlampin (Université de Rennes 2) : La chape de Zéphyr le luiton dans Perceforest : manteau d’invisibilité, capuchon d’un genius cucullatus ?

11h : Discussion et Pause

Présidence de séance : Karin Ueltschi

11h30 : Philippe Walter (Université de Grenoble) :  Un graal : du vaisselier au mythe.

12h : Dominique Ancelet-Netter (ICP) : Autour de la pièce de monnaie.

12h30 : Discussion & Repas

Présidence de séance : Laurence Helix

14h15 : Régine Borderie, (Université de Reims/CRIMEL) : La Peau de chagrin : un talisman  problématique.

14h45 : Yannick Bellenger-Morvan (Université de Reims/CIRLEP) : George MacDonald et « La Princesse légère » (1865) : Objets magiques et esthétique littéraire.

Présidence de séance : Amandine Haller

15h15 : Discussion & Pause

15h45 : Catalina Girbea (Université de Bucarest, par visio-conférence) : La matérialité du  bouclier dans l’imaginaire médiéval.

16h 15 : Karin Ueltschi (Université de Reims/CRIMEL) : Bâtons, balais, baguettes : transformations et (en)jeux métonymiques.

16h45 : Discussion et fin de journée

 

Retrouvez toutes les informations sur le site du laboratoire.

 

Exposition et parution : Des vikings et des Normands

L’exposition “Des vikings et des Normands : Imaginaires et représentations” est proposée du 1e avril au 1e octobre 2023 au Musée de Normandie (salles du Rempart) au Château de Caen.

Des Vikings et des Normands ? Quel lien unit les peuples du Nord et les paisibles habitants d’une région de France ? Comment l’envahisseur barbare est-il devenu un ancêtre prestigieux ?   

L’exposition raconte le destin singulier des Vikings et des Normands dans l’imaginaire et dans les représentations. Elle retrace la fabrique des images et la naissance du mythe viking, depuis les sources anciennes jusqu’aux séries et jeux vidéo actuels, de la Tapisserie de Bayeux à Thorgal, en passant par les arts décoratifs et la peinture.   

Avec plus de 150 objets provenant de collections nationales et internationales (collections royales de Suède, musée national de Stockholm, musée d’Orsay, cité de la Bande Dessinée à Angoulême…), l’exposition cherche à comprendre le succès universel des Vikings bien au-delà de leurs mers d’origine ou de leurs terres de conquête.  

Exposition réalisée dans le cadre d’une coopération avec le Reiss-Engelhorn-Museen de Mannheim (Allemagne), la Réunion des musées métropolitains de Rouen Métropole Normandie et MuséoSeine de Caux-Seine-Agglo. 

Informations et réservations sur le site du musée.

 

L’exposition est accompagnée de la parution de son catalogue, sous le titre Des vikings et des Normands.

Ce beau livre, publié à l’occasion de l’exposition “Des vikings et des Normands, imaginaires et représentations” (avril-octore 2023) au musée de Normandie à Caen, est consacré à la réception et aux interprétations contemporaines de l’histoire des ‘Normands’, depuis les premières incursions des vikings jusqu’à l’expansion des principautés normandes médiévales.
Des guerriers vikings aux chevaliers normands, leurs prétendus descendants, l’ouvrage met en lumière l’évolution des imaginaires, des sources anciennes aux jeux vidéo et séries actuelles. Les auteurs cherchent à comprendre le succès aujourd’hui universel des vikings, bien au-delà de leurs mers de conquête.

Il inclut des contributions de plusieurs membres de Modernités médiévales, parmi lesquels Alban Gautier, Martin Bostal, Caroline Olsson, etc. Découvrez le sommaire ci-dessous.

Parution : Les imaginaires du dragon 2/2

Fleur Vigneron (dir.), Les imaginaires du dragon : des mythologies au monde contemporain, revue Iris, n°42, 2022.

Après le numéro 41 de 2021, la revue Iris propose un second numéro thématique consacré à l’imaginaire des dragons qui propose un parcours étudiant d’abord différentes mythologies pour se concentrer finalement sur le monde actuel, dans ses réalisations littéraires mais aussi en s’intéressant à la perception des enfants. Le lecteur pourra saisir les ambivalences des dragons en Corée. Tous les articles sont en français, sauf l’étude sur les dragons en Argentine et au Chili, écrite en espagnol. Une place est accordée à la civilisation celtique avant d’en venir à notre époque. Le dragon pourrait constituer un motif permettant de distinguer des sous-genres romanesques et après cette approche globale, trois chercheuses explorent la littérature contemporaine, en analysant le Géant enfoui, du prix nobel Kazuo Ishiguro, Harry Potter et le personnage de Daenerys dans le Trône de fer. On termine avec l’environnement culturel du jeune public dans lequel les dragons se multiplient, que ce soit dans les livres ou les films pour la jeunesse, et des tests anthropologiques montrent à quel point le dragon peut être interprété différemment, tout en confirmant les structures anthropologiques de l’imaginaire établies par Gilbert Durand.

 

Tous les détails sont disponibles sur le site de la revue Iris.