Archives par étiquette : art

Journée d’études : Pratiques médiévalistes dans les arts du livre et les arts décoratifs (1800-1950)

La journée d’études “Pratiques médiévalistes dans les arts du livre et les arts décoratifs (1800-1950)“, organisée par Lorenzo Carras-Pugibet et Laurent Launay à la Bibliothèque nationale de France (Paris, site François-Mitterrand, salle 70), aura lieu le 25 septembre 2026.

Inscription par mail à lauren.launay-ext [at] bnf.fr

 

La journée d’étude « Pratiques médiévalistes dans les arts décoratifs et les arts du livre (1800- 1950) », portée par la Bibliothèque nationale de France, s’inscrit dans un contexte fécond de manifestations et de publications scientifiques sur le thème du médiévalisme. Malgré un intérêt croissant pour ce phénomène, certains arts demeurent à la marge des études universitaires, notamment dans leur dimension créative, au-delà des pratiques des antiquaires et des érudits.

En 2017, le colloque organisé à l’Université Rennes-2, « Le XIXe siècle en lumière. Redécouverte et revalorisation de l’enluminure médiévale en France au temps du livre industriel », centrait la majorité de ses riches échanges sur des collections de manuscrits médiévaux constituées au XIXe siècle ; tandis que l’Institut national de l’Histoire de l’Art organisait en décembre 2025 trois jours de rencontres intitulées « Les arts du Moyen Âge et de la Renaissance du XIXe siècle. Réception, collectionnisme et ré-interprétations » — annonçant un programme qui laissait la part belle aux collectionneurs. Cet évènement entretenait toutefois des liens étroits avec l’exposition « Le Moyen Âge du XIXe siècle. Créations et faux dans les arts précieux » au Musée de Cluny, une exposition pensée comme une mise en regard, à travers la question du faux, des pratiques créatives et des pratiques de collectionnisme ; ainsi qu’avec l’exposition « Gothiques » au Louvre-Lens, dont les dernières salles étaient consacrées aux pratiques Médiévalistes du XIXe siècle à nos jours. Du 17 au 20 novembre 2026 se tiendra par ailleurs à la Sorbonne nouvelle un colloque international intitulé « Où (en) est le médiévalisme ? », invitant à franchir les frontières géographiques, chronologiques et disciplinaires (notamment entre Histoire de l’Art, Littérature comparée, études des Media), et à privilégier des synthèses théoriques, afin de brosser une historiographie globale du médiévalisme. En contre-point de ces rencontres, la Bibliothèque nationale de France propose une journée spécifiquement consacrée à des études de cas mettant en lumière des fonds inédits ou des collections méconnues. Six ans après la publication de l’ouvrage pionnier Revivals. L’historicisme dans les arts décoratifs français au XIXe siècle, cette journée sera l’occasion de valoriser des pratiques artistiques partiellement laissées de côté par les études universitaires.

Le livre ne sera pas abordé sous l’angle de la littérature, mais uniquement en tant qu’objet d’art, pour sa matérialité et ses techniques ; tandis que pièces de théâtre et opéras seront analysés à travers la matérialité des costumes et des décors. L’architecture néogothique bénéficie d’une solide littérature qui contraste avec le peu d’écrits dédiés aux éléments décoratifs qui habillaient l’intérieur des édifices. Ce n’est pourtant pas au hasard qu’Henri Beraldi imputait le renouveau des livres d’heures et des reliures d’orfèvrerie au succès des programmes décoratifs néogothiques promus par Viollet-le-Duc et ses élèves. La décoration d’intérieur et les objets du quotidien, tels que les livres, ont été traversés par le même renouveau d’intérêt pour l’héraldique — une forme d’art rétrospectif inscrivant son langage symbolique aussi bien dans la pierre que dans le vélin, le papier ou le tissu. La journée d’étude portera son attention sur ces diverses démarches ornementales, en se focalisant résolument sur la création et les réinventions. Au croisement entre culture matérielle et culture visuelle, cette manifestation scientifique fera connaître des fonds de la BnF récemment valorisés, et accompagnera l’exposition « Reliures et ouvrages illustrés néo-médiévaux de la Réserve des livres rares », qui se tiendra en salle Van Praet.

 

Programme

25 septembre 2026

9h00 — Accueil des participants

9h15 — Introduction. Lauren Launay et Lorenzo Carras-Pugibet

Première session « Médiévalisme et historicisme dans les arts du livre. Reliures rétrospectives et renouveau de l’enluminure »

Médiatrice : Marie Jacob-Yapi — Maîtresse de conférences en Histoire de l’Art médiéval, Université Rennes 2

9h30 Le livre à enluminer. Création médiévaliste du XIXe siècle entre ouvrage imprimé et manuscrit à peintures. Lorenzo Carras-Pugibet — Doctorant et chargé d’enseignement, Université Toulouse-Jean Jaurès ; Chercheur associé, BnF

10h15 L’atelier Saint-Luc des sœurs de Maredret (1893–1940) : un exemple de « long néogothique » en Belgique. Dominique Vanwijnsberghe — Historien de l’art, responsable de l’axe « Recherches en histoire de l’art et inventaire », Institut royal du Patrimoine artistique, Bruxelles

11h00 — Pause (pour le public, moment de s’inscrire à la visite de l’exposition)

11h15 La reliure historiciste française. Formes et manières. Fabienne Le Bars — Archiviste-paléographe ; Conservatrice et adjointe du directeur de la Réserve des livres rares, BnF

12h00 Reliures sculptées du XIXe siècle, entre l’histoire du livre et celle des objets

d’art Sophie Derrot — Historienne de l’art, conservatrice et directrice adjointe du département de la Bibliothèque et de la documentation, INHA

12h45–13h45 — Pause déjeuner

13h45–14h30 — Visite commentée de l’exposition « Reliures et ouvrages illustrés néo-

médiévaux de la Réserve des livres rares » — par Lorenzo Carras-Pugibet (inscription obligatoire lors de la pause ; si jauge pleine, s’inscrire à la visite de 18h)

 

Seconde session « Renouveau héraldique, arts décoratifs et costumes de scène : entre vie quotidienne & fictions médiévalistes »

Médiatrice : Anne Ritz-Guilbert — Enseignante-chercheuse HDR en Histoire de l’art, École du

Louvre ; Chercheuse associée à l’IRHT-CNRS

14h45 Restaurations et créations néo-héraldiques au XIXe siècle : pratiques des architectes-restaurateurs et constructions nationales. Sarah Héquette — Doctorante, EPHE ; Élève de 3e cycle, École du Louvre ; ATER, Université de Tours

15h30 Le mobilier néo-gothique du château de Sychrov en Bohême : le musée de Cluny comme source d’inspiration pour le sculpteur sur bois Petr Bušek (1824–1894). Jeanne Alis — Doctorante, Université Charles (Prague) ; Élève de 3e cycle, École du Louvre

16h15 — Pause

16h25 Mobilier néo-gothique au XIXe siècle : la maison Soubrier à Paris Michèle Mariez — Élève de troisième cycle, École du Louvre

17h10 Les costumiers parisiens et leurs planches de documentation de 1840 à 1940 : des sources inédites pour l’analyse du médiévalisme scénique. Lauren Launay — Doctorante contractuelle en Études Théâtrales, Sorbonne Nouvelle ; Élève de 3e cycle, École du Louvre ; Chercheuse associée, BnF

18h — Pour les participants de la journée qui n’ont pas pu participer à la visite de 13h45 : visite commentée de l’exposition « Reliures et ouvrages illustrés néo-médiévaux de la Réserve des livres rares » — par Lorenzo Carras-Pugibet (inscription le matin)

 

 

Exposition : Convoquer les chimères

Dans le cadre du programme “Berserk & Pyrrhia, art contemporain et art médiéval“, proposé par le Frac Île-de-France, le Musée de Cluny organise une exposition intitulée “Convoquer les chimères. Héritage médiéval dans l’art contemporain“, du 25 mars au 20 juillet 2025.

Comment le Moyen Âge inspire-t-il la création contemporaine ? Conçue comme un dialogue entre œuvres médiévales et contemporaines, l’exposition présente une quinzaine d’œuvres de la collection du Fonds régional d’art contemporain d’Île-de-France et d’artistes contemporains. Elle est à découvrir au gré de votre visite dans les collections permanentes, où les oeuvres contemporaines sont disséminées dans le parcours. 

Les univers fantastiques des artistes contemporains s’inscrivent dans l’héritage direct du goût médiéval pour les figures hybrides et merveilleuses qui peuplent nos imaginaires teintés d’”heroic fantasy”, fréquente porte d’entrée vers un Moyen Âge souvent fantasmé.

Avec les œuvres de Jacopo Belloni, Corentin Darré, Erik Dietman, Frederik Exner, Richard Fauguet, Alison Flora, Diego Giacometti, Youri Johnson, Lou le Forban, Marion Verboom, Xolo Cuintle.

 Consultez ici le communiqué de presse de l’exposition. 

 

Détails et réservations sur le site du Musée.

 

Exposition : Berserk & Pyrrhia, art contemporain et art médiéval

L’exposition “Berserk & Pyrrhia. Art contemporain et art médiéval”, conçue par Céline Poulin et Camille Minh-Lan Gouin, se déroulera du 22 mars au 20 juillet 2025 au FRAC Île-de-France, dans un diptyque entre le Plateau et les Réserves.

Pop culture et médiéval

L’image du berserker, guerrier légendaire, a enfanté nombre de rejetons au cinéma, dans les jeux vidéo, les mangas ou le rap. Dans de nombreux mythes, le berserker est connecté à la terre, à l’animalité, avançant sans armure. Dans l’oeuvre de Kentarō Miura, c’est par son armure que Guts devient un berserker. Les dessins magistraux qui animent l’histoire de ce manga sont gorgés de références médiévales européennes, qu’elles soient directes ou inspirées de chefs-d’oeuvres du XIXe siècle médiévaliste, aux teintes noires et obscures.

Pyrrhia, lui, est un papillon qui a donné son nom à une île imaginaire, décrite dans les livres Les Royaumes de feu (Tui T. Sutherland), où règnent des dragons doués de raison, dépeuplée d’humains, on y croise pourtant de petits êtres marchant sur deux pattes avec une touffe de poils sur la tête, nommés charognards. Plus précisément, ce papillon Pyrrhia umbra est aussi appelé “La Chrysographe”, noms des écrivains réalisant les enluminures dans les grimoires.

Art contemporain et art médiéval

Cette imagerie d’heroic fantasy moyenâgeuse de la pop culture habite les univers des artistes d’aujourd’hui. Le regard décentré de l’humain qui y règne leur ouvre un autre abord du futur. Dans les œuvres contemporaines exposées au Plateau et aux Réserves, le retour à la terre, les paraboles magiques ou les cabanes de paille, les animaux et insectes humanisés, enchantés ou maléfiques, apparaissent tour à tour comme des fantasmes ou des craintes dans un monde noyé d’incertitudes. L’apocalypse, motif récurrent de l’art médiéval, et son bestiaire monstrueux ou rêvé ne sont pas en reste. L’amour, l’amitié et les relations sociales s’imprègnent de ces modèles anciens distordus par le regard contemporain. Le plaisir de la récupération et du do it yourself s’impose pour des matériaux moins polluants et plus responsables.

L’exposition Berserk & Pyrrhia rend visible la circulation des images médiévales et leur appropriation postérieure et fait se rencontrer l’art médiéval et l’art contemporain. Des œuvres médiévales prennent place au Plateau et aux Réserves, grâce à des prêts issus des riches collections patrimoniales franciliennes, tandis que des œuvres d’artistes contemporains partent à leur tour à la rencontre du patrimoine médiéval en venant investir les monuments historiques de la région, pour poursuivre ce dialogue intergénérationnel et transhistorique.

Un diptyque entre le Plateau et les Réserves

Dans un diptyque entre Le Plateau et Les Réserves, l’exposition déploie différentes formes d’hybridation. Au Plateau, dans l’esprit de Berserk, et en faisant référence à l’interprétation dix-neuvièmiste de l’époque médiévale, plus mystique et romantique, les œuvres nous entraînent dans un cheminement obscur et sombre. Aux Réserves, elles puisent leurs références dans le merveilleux, les créatures anthropomorphes, le bestiaire médiéval. Elles nous transportent ainsi dans le monde de Pyrrhia, soulignant la place importante de l’artisanat et du lien à la communauté.

Exposition réalisée en collaboration avec le Musée de Cluny – musée national du Moyen Âge.

Commissaire : Céline Poulin

Commissaire associée : Camille Minh-Lan Gouin

Conseiller scientifique : Michel Huynh, conservateur général, musée de Cluny – musée national du Moyen Âge

Scénographie : AGATHE LABAYE • FLORIAN SUMI

Avec les œuvres de :

Nils Alix-Tabeling, Carlotta Bailly-Borg, Jacopo Belloni, Bernard Berthois-Rigal, Camille Bernard, Peter Briggs, Aëla Maï Cabel, Rose-Mahé Cabel, L. Camus-Govoroff, Pascal Convert, Mélanie Courtinat, Parvine Curie, Neïla Czermak Ichti, Corentin Darré, Caroline Delieutraz, Mimosa Echard, Frederik Exner, Héloïse Farago, Teresa Fernandez-Pello, Alison Flora, Lucia Hadjam, Laurent Jardin-Dragovan, Nicolas Kennett, Agathe Labaye & Florian Sumi, Lou Le Forban, Liz Magor, Pauline Marx, Ibrahim Meïté Sikely, Philippe Mohlitz, Raphaël Moreira Gonçalves, Léo Penven, Théophile Peris, Jérémy Piningre, Agnes Scherer, Cecil Serres, François Stahly, Wolfgang Tillmans, Gérard Trignac, Clémence van Lunen, Xolo Cuintle et Radouan Zeghidour.

De nombreux événements sont organisés pendant l’exposition, avec des visites, des conférences et des activités pour enfants.

Retrouvez toute la programmation et les informations sur le site de l’exposition.

Parution : Art médiéval et médiévalisme

Philippe Cordez (dir.), Art médiéval et médiévalisme, Paris-Hidelberg, DFK Paris, 2024.

Le « Moyen Âge » est une création récente et mouvante, à la fois élaboration historiographique stratifiée et appréciation d’objets historiques dans le présent. Ce que nous savons et imaginons informe notre perception. Étudier les arts médiévaux exige donc d’étudier les médiévalismes, et réciproquement. 

Ce volume issu de travaux menés en 2015/2016 au Centre allemand d’histoire de l’art à Paris rassemble quinze études à propos d’artefacts médiévaux et de leur histoire ultérieure, jusqu’à nos jours. Elles sont accompagnées d’un bilan des études germanophones sur l’art médiéval en France depuis 1933.

Avec les contributions de Philippe Cordez, Eveline Deneer, Frédéric Elsig, Iris Grötecke, Lukas Huppertz, Jacqueline E. Jung, Thomas Kirchner, Stephanie Luther, Kathrin Müller, Andrew Murray, Assaf Pinkus, Nina Reiss, Martin Schwarz, Judith Soria, Jean-Michel Spieser, Susanne Wittekind.

Les chapitres sont entièrement disponibles sur le site de l’éditeur.

 

Table des matières

Thomas Kirchner
une année au Centre allemand d’histoire de l’art (2015/2016)
11-14
 
Philippe Cordez
Art médiéval et médiévalisme
15-17
 
Philippe Cordez
Histoires d’une exposition
34-55
 
Martin Schwarz
The Petit-Pont and the Public Performance of Learning in 12th-century Paris
56-71
 
Lukas Huppertz
Zum programmatischen Zusammenhang des Weltgerichts- und des Lokalheiligenportals an der Nordquerhausfassade der Kathedrale von Reims
72-93
 
Stephanie Luther
On the Lost Frieze of Marienhafe (East Frisia, 13th Century)
94-113
 
Kathrin Müller
Italian Silks of the 14th and 15th Centuries and Their Imagery
114-133
 
Assaf Pinkus
Roland Statues in Late Medieval Germany
134-153
 
Andrew Murray
Sculptural Creativity within a Web of Networks
154-179
 
Frédéric Elsig
remarques historiographiques et méthodologiques à propos de la peinture dans le duché de Savoie à la fin du Moyen Âge
180-189
 
Iris Grötecke
Konzeptwechsel in der Erforschung Meister Franckes zwischen 1880 und 1940
190-217
 
Nina Reiss
Herrschaftsrepräsentation als kommerzielle Produktion zwischen Paris und Tournai im späten 15. Jahrhundert
218-239
 
Susanne Wittekind
Mittelalterliche Evangeliare in frühneuzeitlichen Einbänden
240-261
 
Eveline Deneer
François-Marius Granet, Rome, and the Vogue of Historicist Interior Views in Early 19th-century Europe
262-277
 
Judith Soria
Les premiers mois du byzantiniste Jean Ebersolt à Constantinople (1907-1908)
278-295
 
Philippe Cordez
Les études germanophones sur l’art médiéval en France depuis 1933
324-447
 
 
Crédits
449-451

 

Appel à communications : Byzance ! La Bibliothèque d’Art et d’Archéologie et les études

Les journées d’études “Byzance ! La Bibliothèque d’Art et d’Archéologie et les études” se dérouleront à l’INHA (salle Vasari) les 16-17 octobre 2025.

Date limite d’envoi des propositions : 28 mars 2025.

L’historiographie de l’art byzantin suscite depuis plusieurs années un large regain d’intérêt, notamment car la connaissance de l’art de Byzance contribue à éclairer certaines grandes questions contemporaines comme le sens à donner à l’orientalisme ou la place des régions ayant appartenu à l’empire byzantin dans les équilibres géopolitiques actuels. La création récente au musée du Louvre d’un département consacré aux « arts de Byzance et des chrétientés d’Orient » dénote un engouement nouveau pour Byzance et son historiographie.

Au début du siècle dernier, en raison de de la fascination qu’exerçait sur les historiens de l’art une Byzance souvent fantasmée, la Bibliothèque d’Art et d’Archéologie fondée par Jacques Doucet, active de 1908 à 1914 et ensuite donnée en 1917 à l’université de Paris, a joué un rôle pionnier dans la naissance de cette historiographie. Grâce à l’investissement considérable que consentit Jacques Doucet, la bibliothèque a ainsi rassemblé dès le début du XXe siècle plusieurs centaines d’ouvrages et de photographies traitant de l’art byzantin, objet de recherche alors récent à l’intérieur des études byzantines. À cette fin, René-Jean, responsable de la bibliothèque, demanda de l’aide à l’archéologue et byzantiniste Gabriel Millet et engagea le byzantiniste roumain Oreste Tafrali, à l’époque jeune étudiant, élève de Charles Diehl et ensuite auteur d’ouvrages encore aujourd’hui essentiels sur Thessalonique au XIVe siècle. Ceux-ci dressèrent une bibliographie exhaustive des publications concernant l’art byzantin pour guider les acquisitions de la bibliothèque et aider les recherches spécialisées.

Cette considérable bibliographie, restée manuscrite, appartient aux fonds patrimoniaux de la bibliothèque de l’INHA, comme des fonds de photographies des différentes régions de l’empire byzantin (Ermakov pour le Caucase et l’Arménie, Barchewski pour la Russie, ou encore Sebah et Joaillier pour Constantinople), ainsi que des correspondances entre certains grandes figures de la byzantinologie contemporaine. Ces documents, jamais étudiés jusqu’à présent, pourront fournir une contribution solide aux études historiographiques sur l’art byzantin au début du XXe siècle et sur ses dynamiques de recherche (voyages archéologiques, consultation d’ouvrages par les chercheurs, échanges savants…).

Cette journée d’étude aura donc pour objectif d’évaluer l’action propre de la Bibliothèque d’Art et d’Archéologie dans la naissance et les premiers développements de l’histoire de l’art byzantin entre les années 1890 et 1931, date d’une exposition fondatrice au musée des Arts décoratifs de Paris. Nous procéderons à cette évaluation, comme lors des journées d’étude consacrées à d’autres domaines, par comparaison avec le rôle que jouèrent au même moment les autres bibliothèques et musées d’Europe, spécialisés ou non – en Angleterre, dans le monde germanique, les pays slaves et les Balkans –, mais aussi aux Etats-Unis et en Russie. On parviendra, ainsi, à une sorte de cartographie de la production de savoir en matière d’art byzantin au tournant du siècle qui permettra d’évaluer les enjeux épistémologiques de cette discipline naissante.

L’événement est directement lié au programme « La Bibliothèque d’art et d’archéologie de Jacques Doucet : corpus, savoirs et réseaux », dont il doit permettre d’enrichir les résultats en valorisant la bibliothèque de l’INHA aussi bien en tant qu’héritière d’une institution fondamentale dans la « fabrique » de l’histoire de l’art au début du XXe siècle, qu’en tant que lieu de conservation de collections patrimoniales.

Les propositions d’intervention pourront approfondir les thèmes suivants (sans exclusivité) :

  • L’historiographie des arts de Byzance entre la fin du XIXe siècle et 1930 (sources, méthodologies et instruments d’étude)
  • Le rôle des bibliothèques et des centres de recherche universitaires dans la formation et l’établissement des études byzantines entre la fin du XIXe siècle et 1930
  • Le rôle des musées, des expositions et des collectionneurs privés dans la formation et l’établissement des études byzantines entre la fin du XIXe siècle et 1930
  • Les arts de Byzance comme source d’inspiration pour les arts décoratifs entre la fin du XIXe siècle et 1930

 

Les propositions d’interventions (300 mots), qui doivent porter sur des sujets originaux, sont à envoyer, accompagnés d’un titre provisoire, d’une brève bibliographie et d’un court CV, à Ilaria Andreoli (ilaria.andreoli [at] inha.fr) et Victoria Grigorenko (victoria.grigorenko [at] inha.fr) avant le 28 mars 2025.

Les interventions pourront être en prononcées en français ou en anglais ; selon l’origine géographique des candidats il est possible que les frais de voyage et d’hébergement ne soient pas entièrement pris en charge par les organisateurs.

 

Parution : Vivre et faire vivre le Moyen Âge

Sylvie Sagnes et Patrick Fraysse (dir.), Vivre et faire vivre le Moyen Âge, Montpellier, Presses universitaires de la Méditerranée, 2023.

L’objectif de ce volume collectif est de questionner, à partir des sciences humaines et sociales, les circulations, réceptions et appropriations dont font aujourd’hui l’objet les savoirs, les imaginaires et les représentations relatifs à la période médiévale. Loin d’être absolument nouvelles, les formes que revêt le Moyen Âge dans le présent doivent à l’actuelle diversification de l’offre dans les musées, les monuments, les bibliothèques, les fêtes médiévales et dans d’autres lieux de médiévalité, d’être au cœur des problématiques actuelles de l’histoire vivante et de la médiation culturelle.

Dans le sillage des heritage studies, les auteurs présentent des études situées, privilégiant des angles d’approche encore peu usités, comme la place faite aux femmes, le rôle assigné aux enfants, la mise en œuvre et l’usage des dispositifs participatifs, ou encore la manière dont ces Moyen Âge ressuscités animent les traces médiévales et agissent sur leur perception. Le Moyen Âge est vécu au présent par des amateurs qui le reconstituent, l’évoquent ou le détournent dans des dispositifs de médiation ou de communication qui naviguent entre histoire historienne et médiévalismes.

 

Parution : L’art médiéval est-il contemporain ?

Charlotte Denoël, Larisa Dryansky, Erik Verhagen et Isabelle Marchesin (dir.), L’art médiéval est-il contemporain ? Is Medieval Art Contemporary?, Brepols, 2023.

This publication brings together essays by scholars of both medieval and contemporary art, offering a cross-disciplinary approach of both periods. It investigates how contemporary artists and contemporary art historians perceive medieval art, and, reciprocally, how medieval art historians envisage the echoes of medieval artforms and esthetics in contemporary art. The volume follows on from the symposium organized in conjunction with the exhibition “Make it New: Carte Blanche à Jan Dibbets” that was held at the Bibliothèque Nationale de France (Paris) in 2019, and which presented side by side Hrabanus Maurus’s De Laudibus Sanctae Crucis (In Praise of the Holy Cross), a masterpiece of Carolingian art, with works by artists associated with conceptual art, minimal art, and land art.

How and why has medieval art, and particularly early medieval art, inspired contemporary artists since the 1950s? What has medieval art contributed to contemporary art? How has medieval art’s treatment of figures, color, space, geometry, and rhythm provided inspiration for contemporary artists’ experiments with form? In what way does contemporary artists’ engagement with the topics of formatting, writing, semiosis, mimesis, and ornamentation draw inspiration from medieval models? To what extent and in what sense are the notions of authorship and performativity relevant for understanding conceptions of artmaking in both periods? Rather than focusing on medievalism and citational practices, or on the theory of images—both approaches having already produced an important body of comparative readings of medieval and contemporary art—the essays in this volume address the question of medieval art’s contemporaneity thematically, through three trans-chronological topics: authorship, semiosis and mathematics, and performance. Engaging the artists’ works as well as their writings, these studies conflate conceptual and esthetic perspectives.

Table des matières

Préface
Charlotte Denoël, Larisa Dryansky, Isabelle Marchesin et Erik Verhagen

Partie 1. Introduction

Au-delà des périodisations : Parcours passés et futurs potentiels
Nancy Thebaut

Partie 2. Auctoritas/authorship

Qui était Jean Fouquet pour François Robertet ? Une question d’auctorialité dans l’art de la fin du Moyen Âge
Elliot Adam
L’artiste conceptuel à son pupitre
Valérie Mavridorakis
Art conceptuel et scolastique : le Chêne de Michael Craig-Martin est-il thomiste ?
Benjamin Riado

Partie 3. Signe et mathématiques

“All form is a process of notation”: Hrabanus Maurus’s “exemplativist” art
Aden Kumler’
Les nombres de la forme et les formes du nombre. Essai sur les carolingiens et l’abstraction.
Isabelle Marchesin
Abstraction in Medieval Art: The Chiasm in Hagia Sophia
Bissera Pentcheva
Hollis Frampton, médiéval
Larisa Dryansky

Partie 4. Performance

La conversion du précieux sang : Gina Pane et la mystique médiévale
Janig Bégoc
Automata, Kineticism, and Automation: An Oblique History of Animacy in the Art of the Long 1960s
Roland Betancourt

Coda
Zoe Leonard’s Suitcases
Amy Knight Powell

Liste des contributeurs

 

Détails et commandes sur le site de l’éditeur.

Parution: Maurice Denis et le Moyen Âge

Andreea Apostu, Réminiscences médiévales dans l’oeuvre de Maurice Denis, Classiques Garnier, coll. “Histoire culturelle”, 2021.

Profondément influencé par le Moyen Âge, Maurice Denis a rêvé de récupérer l’essentiel de son art décoratif et de sa spiritualité. Ce livre retrace la manière dont le peintre a choisi de resémantiser les éléments médiévaux sacrés et profanes, afin de les adapter à la sensibilité et aux aspirations de son temps.

 

Tous les détails sont sur le site de l’éditeur.

Appel: Féérie et esthétique: les arts du merveilleux

“Féérie et esthétique: les arts du merveilleux“, ouvrage dirigé par Anne Chassagnol.

Date limite: 1e septembre 2021

Date prévue pour le rendu d’article: mars 2022

Le conte de fées, qu’il soit politique, moral, scientifique, didactique, féministe ou psychanalytique, a fait l’objet de multiples études qui envisagent ce genre le plus souvent au prisme de la littérature, à travers l’histoire fertile de ses réécritures, de circulations en traductions jusqu’à ses adaptations. La Beauté du merveilleux (2011) d’Aurélia Gaillard et Jean-René Valette interroge la dimension esthétique et épistémique du conte littéraire. De même, Poétiques du merveilleux : fantastique, science-fiction, fantasy en littérature et dans les arts visuels, 2015, sous la direction d’Anne Besson et Évelyne Jacquelin, questionne la plasticité du merveilleux et sa porosité au contact des différents genres des littératures de l’imaginaire.

Mais qu’en est-il de la valeur esthétique du conte en dehors du texte littéraire ? Comment les arts se sont-ils appropriés le conte ? Existe-t-il une esthétique proprement féerique ? Le conte a-t-il une couleur, un goût, une texture ? Quels rapports entretient-il avec l’art pompier, le kitsch, l’art romantique, le surréalisme ou l’art contemporain ? Quelles sont ses affinités avec la musique ? La manière dont le conte traverse les arts, s’en inspire et les irrigue en retour, apparaît de façon ponctuelle, selon des thématiques concentriques, sans pour autant être connexes. Ainsi, la peinture féerique, emblématique de l’époque victorienne, a donné lieu à plusieurs catalogues d’expositions (Jeremy Maas et al., Victorian Fairy Painting, 1997 ; Christopher Wood, Fairies in Victorian Art, 2000). Les rapprochements entre cinéma et conte de fées ont été étudiés par Jack Zipes (The Enchanted Screen: The Unknown History of Fairy Tale-Films, 2011 ; Fairy-Tale Films Beyond Disney: International Perspectives, 2015). De même, les liens entre le théâtre et les arts du spectacle ont fait l’objet de plusieurs travaux (« Le Conte et la Scène, Féeries, n°4, 2007 ; Martial Poirson, dir., Perrault en scène : transpositions théâtrales et contes merveilleux, 1697-1800, 2009. Martial Poirson et Jean-François Perrin, dir., Les Scènes de l’enchantement. Arts du spectacle, théâtralité et conte merveilleux (XVIIe-XIXe siècles), 2011.

Cet ouvrage consacré au conte de fées dans l’art cherche à interroger la dimension esthétique plurielle de la féérie pour mettre en évidence l’influence du conte de fées sur d’autres champs et pratiques artistiques, sans pour autant se limiter à une période ou à une aire géographique.

Les thématiques de chapitres pourront être en lien avec les aspects suivants :

1. Contes de fées et arts visuels

Féérie et mouvements artistiques (Romantisme, art nouveau, art déco, art brut…)

La fée dans la peinture XIXe (Victorian Fairy Painting, Préraphaélisme)

Contes de fées et art contemporain (P. Rego, K. Smith, Y. Kusama …)

Artistes féeriques (H. Füssli, W. Crane, G. Doré, Y’Dargent, A. Rackham, R. Dadd, R. Doyle, E. Dulac, V.F. Sterrett, K. Nielsen, T. Jansson, R. Dautremer, F. Ducassé)

Illustration de contes de fées (enluminures, livres illustrés, livres d’étrennes, couvertures, reliures)

La fée au cinéma (G. Méliès, W. Disney, T. Burton, Studio Ghibli)

Féerie et photographie (photomontage, spiritisme, réalisme)

Fées et publicité (affiches, spots, logos, marques)

Fées, bande dessinée, comics et roman graphique

Fées et animation (cartoons, webtoons, scanimation, stopmotion)

Féerie et architecture (cabanes, châteaux, monuments, sculptures, bâtisseurs féeriques)

2. Féérie et arts vivants

Le conte de fées au théâtre (pantomimes, marionnettes, décors, accessoires)

Féérie et spectacle vivant (scénographie, tableaux vivants, décors)

La fée en musique (opéra, comédie musicale, livrets, pop musique, rap…)

Féerie et arts urbains (street art, graffiti, videomapping, illuminations)

Contes de fées et danse (comédies-ballets, ballets romantiques, chorégraphies)

Féérie et arts du cirque

Féerie et arts invisibles (performance sonore, olfactive ; effets spéciaux, trucages)

3. Féérie et arts décoratifs

Contes de fées et textiles (tapisserie, ameublement, quilt)

Féérie et joaillerie

Féérie, enluminure, miniature, vitraux

Féérie et typographie

Féérie et porcelaine (poupée, vases, vaisselle)

Le conte de fées et la mode : arts textiles, stylisme

4. Féérie et autres disciplines artistiques

Contes et botanique : jardin, horticulture, art topiaire, grotte, folies, land art

Féérie et arts corporels : tatouage, maquillage

Féérie et gastronomie

Taxidermie, objets et curiosités féeriques

Contes de fées et fan art

Féérie et arthérapie

 

Les propositions de chapitres (500 mots + titre) ainsi qu’une courte notice bio-bibliograhique sont attendues pour le 1e septembre 2021 aux deux adresses suivantes:

anne.chassagnol [at] univ-paris8 [dot] fr et esthetiquefeerique [at] gmail [dot] com

Journée : Polyphonies

Polyphonies, art, territoires: Médiévisme et modernité

9 février 2018, Université Grenoble Alpes

Keynote speaker: Prof. Paul Strohm

Contact : jonathan.fruoco@gmail.com

 

Geoffrey Chaucer, grand traducteur, rhétoricien et poète courtois, fut longtemps considéré par la critique comme le père de la poésie anglaise. Or, un tel positionnement a non seulement tendance à occulter tout un pan de l’histoire de la littérature anglo-saxonne, mais également à mettre de côté les spécificités mêmes du style de Chaucer. Il a été démontré que sa contribution à l’histoire de la littérature est bien plus importante qu’on ne le pensait. Car en décidant d’écrire en moyen-anglais à une époque où l’hégémonie du latin et du vieux-français était incontestée (en particulier à la cour d’Edouard III et de Richard II), Chaucer s’inscrivit dans un mouvement intellectuel visant à rendre aux vernaculaires européens le prestige nécessaire à une véritable production culturelle ayant permit l’émergence du genre romanesque. Ainsi, en assimilant successivement les caractéristiques de la poésie de Chrétien de Troyes, Guillaume de Lorris et Jean de Meun, Chaucer redonna à la poésie anglaise ses lettres de noblesse. Mais ce ne fut qu’après sa découverte de la Divina Commedia qu’il prit conscience du potentiel de la littérature : Dante lui permit, en effet, de libérer son art dialogique et d’ainsi donner à sa poésie une dimension polyphonique de premier ordre. De fait, si Chaucer ne peut être considéré comme le père de la poésie anglaise, il est en revanche le père de la prose anglaise et l’un des précurseurs de ce que Mikhaïl Bakhtine nomme le roman polyphonique. Continuer la lecture →

Claire Caland (Montréal)

 

Docteure ès Lettres ; Chercheure en mythologie et en art ; Écrivaine et chargée de mission

Contact : calandfc@yahoo.fr

Parcours et champs de recherche

Franco-canadienne, Claire Caland est mythologue et critique d’art.  Après voir enseigné onze ans en université française la littérature et la mythologie comparées, elle a choisi la voie de chercheure autonome. Elle a ainsi travaillé six ans à la Chaire de recherche en esthétique et poétique (UQAM, Montréal) avant de rejoindre l’Université de Montréal. Depuis 2011, elle est chargée de mission dans les secteurs littéraire et universitaire (UdM) et collabore régulièrement à Vie des arts.

Claire Caland a publié une centaine d’articles scientifiques. Son premier livre d’art, Miroirs, métamorphose et temps inversé, a été édité en 2020 : il s’agit d’une monographie sur l’artiste Véronique La Perrière M. qu’elle a écrit à quatre mains avec la sémioticienne canadienne Émilie Granjon. C’est son 9e livre consacré à l’imaginaire occidental, qui complète un essai sur le ré-enchantement du monde en art actuel (2017), Zoofolies, une somme mythologique de 15 ans de recherches (2015) sur l’évolution des représentations de créatures mythiques au fil du temps et des cultures, en droite ligne de l’essai En diabolie. Les fondements imaginaires de la barbarie contemporaine (2008).

Pour les années 2023-2024, Claire Caland scénarise une BD de plus de deux cents pages pour Les Humanoïdes associés, préside le Festival international Vins noirs sur le roman policier, est toujours missionnée au Département de littératures et de langues du monde de l’UdM. En plus d’une vie associative remplie, elle poursuit ses recherches sur la mythologie et l’art actuel en élaborant des cycles de conférences en France et des dossiers thématiques.

Liste choisie de ses contributions à la recherche (depuis 2007)

  1. Livres
  •  (avec Émilie Granjon), Miroirs, métamorphose et temps inversé (sur l’artiste Véronique La Perrière M., 2007-2017), ouvrage bilingue, Sagamie, Québec, 2020, 124 p.
  • Élie Berthet, La bête du Gévaudan (préface de Fabienne Claire Caland, «  À la croisée de la légende et du mythe »), Limoges, Les Ardents Éditeurs, 2018, 461 p.
  • (avec Émilie Granjon), Les fabricants d’univers dans l’art actuel. David Altmejd, Shary Boyle, Rosalie D. Gagné, Laurent Lamarche et Véronique La Perrière M., Montréal, Varia, 2017, 198 p.
  • Zoofolies. Avec une suite de dessins originaux de Véronique La Perrière M., Montréal, Varia, 2015, 394 p. Étude qui comprend des fictions de Guillaume Asselin (sur Campé), Hugues Corriveau (Béhémoth), Claire Caland (Cerbère), Jean-Marc Desgent (Polyphème), Jean-Simon Desrochers (Mandragore), Manuela Draeger (Golem), Catherine Mavrikakis (l’Érinye Alecto), Bertrand Rouby (Talos), Pierre Senges (la Sphinge), Jean-Christophe Valtat (Empuse), Jean-Pierre Vidal (Méduse), Élisabeth Vonarburg (Ladon) et Stéphane Zagdanski (le Centaure Nessos).
  •  (avec Bertrand Rouby et Paul Bleton), L’amour au temps du roman (de la période antique à nos jours), 243 p., publication électronique de la Téluq disponible en E.Book et version PDF, en accès libre (http://benhur.teluq.ca/SPIP/lit4005/spip.php?article24, 2015.
  • En Diabolie. Les fondements imaginaires de la barbarie contemporaine, Montréal, VLB Éditeur, 2008, 221 p.
  • (avec Denise Brassard), Horizons du mythe, Montréal, Cahiers du CÉLAT, 2007, 290 p.

 

  1. Collaboration, direction et co-direction récentes
  • Codirection du dossier « Cronos et autres cannibales », dans le 11e numéro de la revue électronique Muse-Médusa – revue de littérature et d’arts modernes – avec Marie-Hélène Larochelle, professeure de l’université de York, Ontario, 2023.
  • Direction et élaboration du cycle « Histoires des mythes » en sept conférences, Université du Temps libre, Bordeaux, 2022-2023 : « Les couleurs du mythe » ; 2021-2022 : « Drôles de remèdes et poisons mortels dans les mythes » ; 2020-2021 : « À table ! Cuisine et festins dans les mythes » ; 2019-2020 : « À l’amour, à la guerre »; 2018-2019 : «  Voyager avec les mythes : de la terre mésopotamienne à l’Islande ».
  • Direction et élaboration d’un cycle de conférences, UTA, Limoges, 2020-2023 : « La médecine des mythes » ; « La mer et ses périls. Mythes et art ».
  • Collaboration à Le seigneur des anneaux, mythes et origines, dossier hors-série de Le Point pop (dir. Phalène de la Valette, illustré par John Howe), avril-mai 2018.

 

  1. Conférences et communications récentes
  • « Des amulettes : se protéger au fil des siècles » et « Divines mosaïques à Rome  aux premiers siècles », dans le cadre du cycle « Les couleurs du mythe / Histoire des mythes » (conçu par Claire Caland), Université du temps libre, Bordeaux, 2022-2023.
  • « Porcelaine de Saxe et parole féministe », dans le cadre du colloque international Céramique et politique de la Société des Amis du musée national de céramique Sèvres, la manufacture et le musée de Sèvres et le musée des Arts décoratifs de Paris, INHA, 23 juin 2022.
  • « Faux drakkar et vrai dragon (sur les Vikings, entre réel et mythe) » et « De Charybde en Scylla, les dessous d’une expression » dans le cadre du cycle « La mer et ses périls. Mythes et art » (conçu par Claire Caland), UTA, Limoges, 2022.
  • « Au secours ! Le non-sens dans Alice au pays des merveilles », Médiathèque de Nexon, 21 mai 2022.
  • « Guérir en Mésopotamie (médecine et magie) » ; « L’extraordinaire savoir des Centaures » et « Lucrèce Borgia, l’empoisonneuse : de la légende au mythe », dans le cadre du cycle « Drôles de remèdes et poisons mortels / Histoire des mythes » (conçu par Claire Caland), Université du temps libre, Bordeaux, 2021-2022.
  • « Oiseau ou poisson ? L’énigme de la sirène », conférence publique, UTA, Limoges, 14 décembre 2021.
  • « Décor mythologique sur vases grecs : l’exemple de Dionysos (collections de Limoges/Sèvres/Florence) », conférence zoom dans le cadre des Conversations céramiques de Sèvres, 15 février 2021.
  • « Mythes cannibales et sacrifices dans l’Antiquité » ; « Bas les pattes ! Fruits défendus, fruits interdits en Occident » et « Le Festin de Tantale, de la tragédie grecque au château de Versailles », dans le cadre du cycle « À table ! Cuisine et festins dans les mythes / Histoire des mythes » (conçu par Claire Caland), Bordeaux, 2020- 2021.
  • « L’art céramique de Shary Boyle, entre contes européens et sagesse inuite », dans le cadre des conférences des Amis du Musée national Adrien Dubouché, 28 septembre 2021.
  • « Palissade, ô palissade ! Le dernier secret révélé de l’Épopée de Gilgamesh», conférence publique, UTA, Limoges, 16 janvier 2020.
  • « Secrets et découverte de l’Épopée de Gilgamesh. De Ninive au British Museum », conférence publique, UTA, Limoges, 21 novembre 2019.
  • « Le Festin de Tantale. Anthropophagie et sacrifices dans la Grèce antique », conférence publique, dans le cadre de Autour de la table. Un réseau de recherche sur l’imaginaire gastronomique contemporain, sous la direction de Marie-Christine Lambert-Perrault et Geneviève Sicotte, Université de Concordia, Montréal, 12 novembre 2019.
  • « La véritable histoire de La Belle et la Bête », conférence publique, Château de Bonneval, 17 juillet 2019.
  • « La méchante jubilation (sur La dévoration des fées de Catherine Lalonde) », communication dans le cadre du colloque international Mesures de la cruauté et de la méchanceté dans le discours littéraire (dir. Marie-Hélène Larochelle, Catherine Mavrikakis et Philippe Theophandis), Toronto, 19 mai 2019.
  • « Par-delà l’océan, à la poursuite de la vie-sans-fin (L’Épopée de Gilgamesh) » ; « Neuf mondes, un arbre et beaucoup d’eau : la genèse nordique » et « Prendre la barque de Charon pour y trouver quoi ? (L’enfer de Dante, en textes et en images) », dans le cadre du cycle « Voyager avec les mythes : de la terre mésopotamienne à l’Islande / Histoire des mythes » (conçu par Claire Caland), Bordeaux, 2018- 2019.
  • « Parlons monstres ! D’Élie Berthet à J.K. Rowling », conférence-lecture avec Simon Mauclair, metteur en scène et comédien, Librairie Page et Plume, Limoges, 17 novembre 2018.
  • « La Belle et la bête, un couple improbable (de madame de Villeneuve à Jean Cocteau et Shary Boyle) », conférence publique, Fondation Brébeuf, Montréal, 15 octobre 2018.
  • « Être bête, dans l’art actuel. Au masculin, au féminin », communication dans le cadre du colloque L’animal et l’humain. Représenter et interroger les rapports interespèces, Université de Montréal, 12 avril 2018.
  • « La Bête. Histoire de poils de peurs (de la mythologie grecque à la culture judéo-chrétienne) », conférence publique dans le cadre du cycle « Histoire des mythes », Université du temps libre, Bordeaux, 16 janvier 2018.
  • « Face à Méduse. Histoire d’une reconnaissance inquiète », conférence publique, Université de York, Toronto, octobre 2017.
  1. Articles et comptes-rendus sur les arts (courte sélection)
  • « Le théâtre du monde, l’art de se mettre en scène (sur l’exposition Devant le palais du Moi de Shary Boyle) », Vie des arts,  no 269, hiver 2023.
  • (avec Bertrand Rouby), « Les fantasmes à l’œuvre en histoire de l’art : retour sur Le devenir-femme des historiens de l’art – Michaël Fried et Georges Didi-Huberman de Katrie Chagnon »,  Vie des arts,  no 269, hiver 2023.
  • Recension sur Zanele Muholi, Somnyama Ngonyama. Salut à toi, Lionne noire !, Vie des arts,  no 263, été 2021.
  • « L’art, le vivant et le territoire « : la 5e Biennale d’art contemporain autochtone » (avec Émilie Granjon), Vie des arts, no 259, été 2020.
  • « De l’effet au kairos : Edward Hopper à la Fondation Beyeler », Vie des arts, n no 259, été 2020.
  • « Récits mythiques dans l’art : entre spectacle et devoir de mémoire », dans dossier « Récits mythologiques et temps confondus », Vie des arts, no 258, printemps 2020, p. 36-39.
  • « Féminin-animal-astral : Kiki Smith à la Monnaie de Paris », Vie des arts, n°257, hiver 2020, p. 58-60.
  •  « Une époque à écrire : la 58e Biennale de Venise », Vie des arts, n° 256, automne 2019, p. 52-55.
  • « Fernand Khnopff, l’art de l’absence », Vie des arts, n° 254, printemps 2019, p. 57-59.
  • « Du salon au musée. La revanche des fleurs » dans dossier « L’art et le végétal », Revue Quatre-Temps (Jardin botanique de Montréal), vol. 42, no 3, décembre 2018, p. 40-43.
  • « Kent Monkman. À la conquête de Paris », Vie des arts, n° 252, automne 2018, p. 57-59.
  • « La langue de l’intime (sur la 4e Biennale d’art contemporain autochtone) », Vie des arts, n° 251, été 2018.
  1. Chapitres de livres et articles en littérature (récents)
  • « Entre conte et poème : la verte malédiction dans La dévoration des fées de Catherine Lalonde », dans Marie-Hélène Larochelle, Méchancetés. Ses expressions protéiformes dans la littérature du XVIIe siècle à aujourd’hui, Québec, Presses universitaires de Laval, coll. « Littérature et imaginaire contemporain », p. 129-145, 2021.
  • « Des morts qui marchent parmi les ruines du temps (mythe et philosophie) » dans Jérôme-Olivier Allard, Marie-Christine Lambert-Perreault et Simon Harel (dir.), La mort intranquille. Autopsie du zombie, Québec, Presses universitaires de Laval, p. 23-42, 2020.
  • « À la croisée de la légende et du mythe : La bête du Gévaudan d’Élie Berthet » (préface) dans Élie Berthet, La bête du Gévaudan, Limoges, Les ardents éditeurs, 2018, p. 9-30.
  • « Élémentaire, mon cher Jekyll. Quand Steven Moffat revisite deux mythes littéraires » dans Marie-Christine Lambert-Perreault, Jérôme-Olivier Allard, Elaine Després et Simon Harel, Télé en séries, XYZ éditeur, coll. « Théorie & littérature », 2017, p. 207-223.

 

  1. Articles de dictionnaire
  • « Calendriers » dans le Dictionnaire Tolkien (dir. Vincent Ferré), Paris, CNRS Éditions, 2012 p. 95-96 / réédité chez Bragelonne, 2019.
  • « Gollum » dans le Dictionnaire Tolkien (dir. Vincent Ferré), Paris, CNRS Éditions, 2012, p. 249-251/ réédité chez Bragelonne, 2019.
  • « La légende de Sigurd et Gudrún » dans le Dictionnaire Tolkien (dir. Vincent Ferré), Paris, CNRS Éditions, 2012, p. 358-360/ réédité chez Bragelonne, 2019.
  • « Monstres » dans le Dictionnaire Tolkien (dir. Vincent Ferré), Paris, CNRS Éditions, 2012, p. 513-415/ réédité chez Bragelonne, 2019.
  • « Les matins habitables (Gérald Leblanc) » dans Dictionnaire des œuvres littéraires de l’Acadie des Maritimes (dir. Janine Gallant et Maurice Raymond), Sudbury, Prise de parole, 2012, p. 179-180/ réédité chez Bragelonne, 2019.