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Colloque : Où (en) est le médiévalisme aujourd’hui ?

Le colloque international “Où (en) est le médiévalisme ? Where is medievalism (at)? ¿Dónde está(mos con) el neomedievalismo?“, organisé par Vincent Ferré, aura lieu du 17 au 20 novembre 2026 à l’Université Sorbonne Nouvelle (Maison de la recherche, 4 rue des Irlandais, Paris), avec le soutien de l’Institut universitaire de France.

L’événement accueillera également l’Assemblée générale 2026 de Modernités médiévales.

Conférences plénières : Tommaso di Carpegna Falconieri, Michèle Gally, Jeff Rider, Richard Utz.

Comité scientifique : Justine Breton (Université de Lorraine), Clínio Oliveira de Amaral (Universidade Federal Rural do Rio de Janeiro), Juan Manuel Lacalle (Universidad de Buenos Aires), Antonio Huertas Morales (Universidad Rey Juan Carlos), Richard Utz (Georgia Tech)

Organisation : Vincent Ferré (Université Sorbonne Nouvelle & IUF)

 

Programme

Mardi 17 novembre 2026, salle Athéna

9h30 accueil des participants & café

10h30 ouverture, Capucine Boidin (Vice-Présidente Recherche) / V. Ferré (université Sorbonne Nouvelle) et le conseil scientifique

10h45  conférence R. Utz  (Georgia Tech, USA)   

12h pause déjeuner (inscription obligatoire)

14h  Session  1 : Tour d’horizon (1) : Asie, Amériques       

1/ Minoru Ozawa (Rikkyo University, Japon). European Middle Ages, popular culture, and medievalism studies in 21st century Japan: An intellectual survey

2/ Arnaud Montreuil (Université du Québec à Chicoutimi, UQAC). Réflexions sur les spécificités des médiévalismes québécois et canadien depuis les années 1980

3/ Juan Manuel Lacalle (Universidad de Buenos Aires, Argentine). Médiévalisme en Argentine ? Éléments pour une cartographie latino-américaine

16h pause

16h15   Session 2 : Théorie et méthodes (1)                                   

4/ Justine Breton (Université de Lorraine). Lost in Translation? Publishing Medievalism in a Globalised World

5/ Francesca Roversi Monaco  (université de Bologne, Italie). 
 Le Moyen Âge comme «Networked Idea»: perspectives méthodologiques pour la recherche historique

17h45  fin de la première journée    

 

Mercredi 18 novembre 2026, salle Athéna

9h café

9h30  Conférence : Tommaso di Carpegna Falconieri (Université d’Urbino, Italie)        

11h      pause

 11h15 Session 3  : Théorie et méthodes (2) : institutions                                        

6/ Fabrizio Conti (John Cabot University, Italie). Institutions, Methods, and the Global Turn of Modern Medievalism                   

7/ Jonathan Fruocco (université Paris Nanterre (CREA). Le médiévalisme comme survivance institutionnelle                      

12h45 pause déjeuner (inscription obligatoire)

14h15 Session  4 : Champs de recherche (1)         

8/ Martin Bostal (musée de Bayeux). La reconstitution historique (du Moyen Âge) en France

9/ Lauren Launay (université Sorbonne Nouvelle). Rejouer le Moyen-Âge de 1825 à 1925 : entre pratiques spectaculaires et culture matérielle

10/ Yohann Chanoir (Sciences Po, EHESS). L’étude du Moyen Âge au cinéma : historique, prosopographie et évolutions                                         

16h15 pause

16h30   Session 5  : Champs de recherche (2)                    

11/ Thomas Honegger (Friedrich-Schiller-Universität, Jena, Allemagne). Historicizing Middle-earth: Medieval Patterns of Time and Culture in Tolkien’s Legendarium                                            

12/ William Blanc (chercheur indépendant). Médiévalisme marchand: angle mort des recherches médiévalistes ?

17h45 Assemblée générale de l’association “Modernités médiévales”   

 18h30/19h  fin de la deuxième journée    

Soir : présentation de la 2e édition du Dictionnaire du Moyen Age imaginaire (dir. A. Besson, W. Blanc, V. Ferré, Gallimard, Hoebeke, oct. 2026) – en librairie (sous réserve)

           

Jeudi 19 novembre 2026, salle du conseil

9h café

9h30  Conférence  de Michèle Gally (Aix-Marseille université)                            

11h      pause

11h15 Session 6 : Théorie et méthodes (3)                         

13/ Gil Bartholeyns (Université de Lille).   Combien de Moyen Âge faut-il pour faire un monde ?                                        

14/ Mireille Séguy (université Sorbonne Nouvelle). De quoi le médiévalisme est-il le nom ?                              

12h45 pause déjeuner (inscription obligatoire)

14h15 Session 7 : Théorie et méthodes (4)  

15/   Elodie Errecade (Aix-Marseille université). Un médiévalisme sans Moyen Âge ?

16/  Florian Besson (FRAMESPA, France). Pour un médiévalisme au carré

15h30  pause

15h45   Session 8 : Champs de recherche (3) : entreprises collectives                

17/ Patricia Victorin (Université Bretagne Sud). Penser conjointement médiévalismes et orientalismes    

18/ Tatiana Victoroff  (Université de Strasbourg). Présentation du livre & colloque “Medievalism of the Margins”

19/ Anne Besson (Université d’Artois). Le médiévalisme comme « proof of concept » : le programme ANR PASSIM 

17h45   fin de la troisième journée

 

Vendredi 20 novembre 2026, salle du conseil

9h café

9h30            Conférence de  Jeff Rider       (Wesleyan University, USA)  

11h      pause

11h15 Session 9 : Champs de recherche (4)

20/ Christelle Chaillou (université de Poitiers) & Anne-Zoé Rillon Marne (Université Grenoble Alpes,  Luhcie). Médiévalisme et musique: un état des lieux entre musicologie et pratiques musicales dans l’espace francophone       

21/ Gregory Clesse (UC Louvain, Centre d’études sur le Moyen Âge et la Renaissance, Belgique)

22/ Alain Corbellari (universités de Lausanne et de Neuchâtel) & Hugo Tullii (université de Lausanne). Le roman historique médiévalisant                                                 

13h pause déjeuner (inscription obligatoire)

14h15 session 10 Tour d’horizon (2) : Europe et Amérique latine               

23/ Solenne Guyot (université de Strasbourg / université d’Oslo). “Où en est le médiévalisme scandinave ?”                                                         

24/ Natalie Schwabl (Sorbonne Université, SIRICE). L’exemple de l’« État indépendant de Croatie »                        

15h45 pause

16h  Session 10 suite : Tour d’horizon (2) : Europe et Amérique latine:               

25/   Lukas Gabriel Grzybowski (Universidade Estadual de Londrina, Brésil). Medievalism as a ‘Pop Phenomenon’ in Brazilian Academic                                                                   

 26/ Clinio de Oliveira Amaral (Universidade Federal Rural do Rio de Janeiro, Brésil). Norme, histoire et néomédiévalisme : la production discursive de l’inégalité dans la pensée contre-révolutionnaire

17h15 /30  conclusions et perspectives,  V. Ferré et le conseil scientifique

19h      dîner du colloque (sur inscription)

Journée d’études : Pratiques médiévalistes dans les arts du livre et les arts décoratifs (1800-1950)

La journée d’études “Pratiques médiévalistes dans les arts du livre et les arts décoratifs (1800-1950)“, organisée par Lorenzo Carras-Pugibet et Laurent Launay à la Bibliothèque nationale de France (Paris, site François-Mitterrand, salle 70), aura lieu le 25 septembre 2026.

Inscription par mail à lauren.launay-ext [at] bnf.fr

 

La journée d’étude « Pratiques médiévalistes dans les arts décoratifs et les arts du livre (1800- 1950) », portée par la Bibliothèque nationale de France, s’inscrit dans un contexte fécond de manifestations et de publications scientifiques sur le thème du médiévalisme. Malgré un intérêt croissant pour ce phénomène, certains arts demeurent à la marge des études universitaires, notamment dans leur dimension créative, au-delà des pratiques des antiquaires et des érudits.

En 2017, le colloque organisé à l’Université Rennes-2, « Le XIXe siècle en lumière. Redécouverte et revalorisation de l’enluminure médiévale en France au temps du livre industriel », centrait la majorité de ses riches échanges sur des collections de manuscrits médiévaux constituées au XIXe siècle ; tandis que l’Institut national de l’Histoire de l’Art organisait en décembre 2025 trois jours de rencontres intitulées « Les arts du Moyen Âge et de la Renaissance du XIXe siècle. Réception, collectionnisme et ré-interprétations » — annonçant un programme qui laissait la part belle aux collectionneurs. Cet évènement entretenait toutefois des liens étroits avec l’exposition « Le Moyen Âge du XIXe siècle. Créations et faux dans les arts précieux » au Musée de Cluny, une exposition pensée comme une mise en regard, à travers la question du faux, des pratiques créatives et des pratiques de collectionnisme ; ainsi qu’avec l’exposition « Gothiques » au Louvre-Lens, dont les dernières salles étaient consacrées aux pratiques Médiévalistes du XIXe siècle à nos jours. Du 17 au 20 novembre 2026 se tiendra par ailleurs à la Sorbonne nouvelle un colloque international intitulé « Où (en) est le médiévalisme ? », invitant à franchir les frontières géographiques, chronologiques et disciplinaires (notamment entre Histoire de l’Art, Littérature comparée, études des Media), et à privilégier des synthèses théoriques, afin de brosser une historiographie globale du médiévalisme. En contre-point de ces rencontres, la Bibliothèque nationale de France propose une journée spécifiquement consacrée à des études de cas mettant en lumière des fonds inédits ou des collections méconnues. Six ans après la publication de l’ouvrage pionnier Revivals. L’historicisme dans les arts décoratifs français au XIXe siècle, cette journée sera l’occasion de valoriser des pratiques artistiques partiellement laissées de côté par les études universitaires.

Le livre ne sera pas abordé sous l’angle de la littérature, mais uniquement en tant qu’objet d’art, pour sa matérialité et ses techniques ; tandis que pièces de théâtre et opéras seront analysés à travers la matérialité des costumes et des décors. L’architecture néogothique bénéficie d’une solide littérature qui contraste avec le peu d’écrits dédiés aux éléments décoratifs qui habillaient l’intérieur des édifices. Ce n’est pourtant pas au hasard qu’Henri Beraldi imputait le renouveau des livres d’heures et des reliures d’orfèvrerie au succès des programmes décoratifs néogothiques promus par Viollet-le-Duc et ses élèves. La décoration d’intérieur et les objets du quotidien, tels que les livres, ont été traversés par le même renouveau d’intérêt pour l’héraldique — une forme d’art rétrospectif inscrivant son langage symbolique aussi bien dans la pierre que dans le vélin, le papier ou le tissu. La journée d’étude portera son attention sur ces diverses démarches ornementales, en se focalisant résolument sur la création et les réinventions. Au croisement entre culture matérielle et culture visuelle, cette manifestation scientifique fera connaître des fonds de la BnF récemment valorisés, et accompagnera l’exposition « Reliures et ouvrages illustrés néo-médiévaux de la Réserve des livres rares », qui se tiendra en salle Van Praet.

 

Programme

25 septembre 2026

9h00 — Accueil des participants

9h15 — Introduction. Lauren Launay et Lorenzo Carras-Pugibet

Première session « Médiévalisme et historicisme dans les arts du livre. Reliures rétrospectives et renouveau de l’enluminure »

Médiatrice : Marie Jacob-Yapi — Maîtresse de conférences en Histoire de l’Art médiéval, Université Rennes 2

9h30 Le livre à enluminer. Création médiévaliste du XIXe siècle entre ouvrage imprimé et manuscrit à peintures. Lorenzo Carras-Pugibet — Doctorant et chargé d’enseignement, Université Toulouse-Jean Jaurès ; Chercheur associé, BnF

10h15 L’atelier Saint-Luc des sœurs de Maredret (1893–1940) : un exemple de « long néogothique » en Belgique. Dominique Vanwijnsberghe — Historien de l’art, responsable de l’axe « Recherches en histoire de l’art et inventaire », Institut royal du Patrimoine artistique, Bruxelles

11h00 — Pause (pour le public, moment de s’inscrire à la visite de l’exposition)

11h15 La reliure historiciste française. Formes et manières. Fabienne Le Bars — Archiviste-paléographe ; Conservatrice et adjointe du directeur de la Réserve des livres rares, BnF

12h00 Reliures sculptées du XIXe siècle, entre l’histoire du livre et celle des objets

d’art Sophie Derrot — Historienne de l’art, conservatrice et directrice adjointe du département de la Bibliothèque et de la documentation, INHA

12h45–13h45 — Pause déjeuner

13h45–14h30 — Visite commentée de l’exposition « Reliures et ouvrages illustrés néo-

médiévaux de la Réserve des livres rares » — par Lorenzo Carras-Pugibet (inscription obligatoire lors de la pause ; si jauge pleine, s’inscrire à la visite de 18h)

 

Seconde session « Renouveau héraldique, arts décoratifs et costumes de scène : entre vie quotidienne & fictions médiévalistes »

Médiatrice : Anne Ritz-Guilbert — Enseignante-chercheuse HDR en Histoire de l’art, École du

Louvre ; Chercheuse associée à l’IRHT-CNRS

14h45 Restaurations et créations néo-héraldiques au XIXe siècle : pratiques des architectes-restaurateurs et constructions nationales. Sarah Héquette — Doctorante, EPHE ; Élève de 3e cycle, École du Louvre ; ATER, Université de Tours

15h30 Le mobilier néo-gothique du château de Sychrov en Bohême : le musée de Cluny comme source d’inspiration pour le sculpteur sur bois Petr Bušek (1824–1894). Jeanne Alis — Doctorante, Université Charles (Prague) ; Élève de 3e cycle, École du Louvre

16h15 — Pause

16h25 Mobilier néo-gothique au XIXe siècle : la maison Soubrier à Paris Michèle Mariez — Élève de troisième cycle, École du Louvre

17h10 Les costumiers parisiens et leurs planches de documentation de 1840 à 1940 : des sources inédites pour l’analyse du médiévalisme scénique. Lauren Launay — Doctorante contractuelle en Études Théâtrales, Sorbonne Nouvelle ; Élève de 3e cycle, École du Louvre ; Chercheuse associée, BnF

18h — Pour les participants de la journée qui n’ont pas pu participer à la visite de 13h45 : visite commentée de l’exposition « Reliures et ouvrages illustrés néo-médiévaux de la Réserve des livres rares » — par Lorenzo Carras-Pugibet (inscription le matin)

 

 

Colloque : Présence de l’architecture médiévale, l’architecture médiévale au présent

Rendez-vous d’automne, Paray-le-Monial (71600), 3-4 octobre 2026


Depuis la Renaissance, l’architecture médiévale occidentale suscite rejets et émerveillements. Ce colloque a pour but de montrer comment les édifices du Moyen Âge, qu’ils soient civils ou religieux, ont été analysés, interprétés, imités, critiqués ou tout simplement représentés. En s’intéressant à la perception de l’architecture médiévale au cours du temps et ses réminiscences dans un contexte plus contemporain, il s’agira de réfléchir à la manière dont l’architecture médiévale a continué à être une référence incontournable. Du patrimoine bourguignon au Met-Cloisters de New York, en passant par le château de Guédelon et son chantier d’archéologie expérimentale, les conférenciers présenteront une vision du Moyen Âge renouvelée et toujours d’actualité.

Samedi 3 octobre 2026
Paray-le-Monial, Théâtre Sauvageot
• 8 h 00 : Accueil des participants au Centre culturel et de Congrès
• 9 h 00 : Présentation et introduction du colloque Catherine Vincent, Présidente des Amis de la basilique romane, Nicolas Reveyron, Conseiller scientifique des Amis de la basilique romane
9 h 30 : Début des travaux
• Nicolas Reveyron, Professeur émérite, Université Lyon 2-Lumière « Patience et langueur des temps font plus que force ni que dommages »
• Jean-François Grange-Chavanis, Architecte en Chef des Monuments Historiques (h) « Nous avons le bonheur de vivre au Moyen Âge »
• Emmanuel Gleyze, Sociologue et anthropologue « Guédelon, la concordance des temps »

12 h 30 : Déjeuner
Possibilité de déjeuner en commun au restaurant Le Domaine des Marguerites ; sur inscription

14 h 15 : Reprise des travaux 
• Géraldine Mallet, Université de Montpellier Paul-Valéry – Centre d’études médiévales de Montpellier (CEMM EA 4583)« L’architecture médiévale à New York : le Met-Cloisters »
• Cédric Lesec, EPHE (Paris) et Musée des Confluences (Lyon)« L’aventure des éditions Zodiaque »
• Lucas La Barbera, docteur en histoire de l’art (Université de Strasbourg), membre associé ARCHE (UMR 3400)« Un gothique bourguignon ? Genèse et postérité d’un concept régionaliste »

Cocktail et rencontre avec les conférenciers


Dimanche 4 octobre 2026

Matinée : Visite des églises de Mont-Saint-Vincent et de Gourdon
Départ de Paray-le-Monial à 8 h 45 ; rendez-vous au parking de la Place de l’Europe à Paray-le-Monial ; covoiturage.

12 h 00 : Déjeuner
Possibilité de déjeuner en commun au restaurant du Champ de Foire (Paray-le-Monial) ; sur inscription

15 h 30 : Concert
Concert par Michaël Parisot, « Le claviorganum, un instrument entre clavecin et orgue » à la salle des Boiseries dans le Cloître du prieuré. (Uniquement sur incription : les participants au colloque bénéficieront d’une place réservée.)


Participation
Inscription au colloque avant le 24 septembre 2026 : programme en pdf et formulation d’inscription : 

https://calenda.org/1428637?file=1

 

Lieux
• Théâtre Sauvageot et Centre Culturel et de Congrès – Boulevard du Collège 
Paray-le-Monial, France (71600)
Événement uniquement sur site


Contacts
• Catherine VINCENT
 : amisbasiliqueparay [at] gmail [dot] com
URLS de référence
• Amis de la basilique de Paray-le-Monial :

https://www.amis-basilique-paray.fr/2026-presence-de-larchitecture-medievale-larchitecture-medievale-au-present/


Colloque : Fêtes du Moyen Âge, mélancoliques « Filles du temps ? »

Le colloque « Fêtes du Moyen Âge, mélancoliques ‘Filles du temps’ », organisé par le Centre d’Etudes et de Recherche du Patrimoine sénonais (CEREP), se déroulera les 28-29 mai 2026 au Musée de Sens. L’accès est gratuit.

Programme

Jeudi 28 mai

9h – Accueil

9h30 – Présentation

9h45 – Introduction (Chantal Lapeyre, CYU)

10h15 – La croyance et la fête (Sylvain Santi, Université de Savoie)

11h à 11h15 – Pause café

11h15 – Fête des Fous au Moyen Âge et autres festivités (Valérie Toureille, CY Paris Université)

12h à 13h30 – Repas

13h30 – Le retour de la fête dans la cathédrale (Mathieu Lours)

14h15 – Faire fête autour des chantiers de création ou de restauration de vitraux, d’hier à aujourd’hui, rupture ou continuité ? (Flavie Serrière Vincent-Petit, CY Paris Université)

15h – Le sens de la fête chez les consacrés, une expérience spirituelle qui se danse, (Sophie Lespinasse-Milan, danseuse liturgique)

15h45 – Pause

16h – Table ronde avec Emmanuel Bonnardot : Les Fêtes de l’Âne à Sens (Emmanuel Bonnardot, Chantal Lapeyre, Sylvie Sagnes et Sylvain Santi )

17h – Visite de la cathédrale

 

Vendredi 29 mai

9h45 – Refaire carnaval : enquête ethnographique et désirs de reviviscence (Sylvie Sagnes, CNRS – GIS Patrimoines en partage)

10h30 – Pause

10h45 – Le Moyen Age dans tous les sens : quelles médiations sensorielles pour quelle expérience immersive dans les fêtes médiévales ? (Patrick Fraysse, Université de Toulouse – Gis Patrimoines en partage)

11h30 – Le dinjon et le donjon (Louise Hervé, UCO Angers)

12h15 à 14h – Repas

14h – Les Petites joueuses de François Chaignaud (2024) : fêtes médiévales in absentia ? (Juliette Drigny, CY Paris Université)

14h45 – L’espace des cours d’amour : Fêtes d’hier et d’aujourd’hui ?, (Elisabetta Cunegatti, CY Paris Université)

15h30 – Pause

15h45 – Table ronde La Fresque (Sylvain Machac – Didier Weill – Gudrun Skamletz avec Chantal Lapeyre, Sylvie Sagnes et Sylvain Santi)

17h – Visite du musée

 

Détails sur le site de la Ville de Sens, et renseignements au 06 72 77 94 30.

Journée d’études : La Chanson de geste médiévale, un genre inscrit dans la postérité

La journée d’études sur la réception de l’épopée médiévale (XVIe-XXIe siècles), intitulée « La Chanson de geste médiévale : un genre inscrit dans la postérité » et organisée par Bernard Ribémont et Alain Corbellari, se déroulera à Orléans (Hôtel Dupanloup), le 28 mai 2026.

L’épopée médiévale a donné naissance à de nombreuses réinterprétations. Dès la fin du Moyen Age, diverses chansons ont fait l’objet de mises en proses et la Bibliothèque bleue a pris le relais, suivie de la Bibliothèque universelle des romans. Par exemple, les scènes de l’âge des Lumières, de la période révolutionnaire, de l’Empire et des Restaurations, ont accueilli un nombre important de pièces de différents genres (tragédies, mélodrames, drames, pantomimes, opéras-comiques…) tirant leur argument d’une chanson de geste. Ce succès s’inscrit dans la très longue durée et la modernité des XXe et XXIe siècles ne fait pas défaut, bien au contraire, dans la BD, les jeux vidéo, le cinéma, la littérature de jeunesse, etc.

L’objet de cette journée d’études est donc d’apporter une pierre supplémentaire à un champ de recherches concernant la réception du Moyen Age dans les temps postérieurs, de sa culture, de son Histoire et de sa littérature, ici centrée sur la chanson de geste.

 

Programme

9h30 : Accueil et introduction

Présidence : Philippe Haugeard (Orléans)

10h : Nadine Henrard (Liège) : « Un hôte asservi ? le statut du corpus épique occitan dans les manuels d’histoire de la littérature médiévale d’oc et d’oïl. »

10h45 : Gauthier Grüber (La Rochelle) : « Métamorphoses de Berthe aux grands pieds (XIXe-XXe siècle) »

11h30 : Alain Corbellari (Lausanne) : « Charlemagne : la barbe ! »

12h15-14h30 : pause

 

Présidence : Myriam White-Le Goff (Arras)

14h30 : Marie-Madeleine Castellani (Lille) : « Tancrède baroque et rossinien. »

15h15 : Caroline Cazanave (Besançon) : « Oberon et Huon de Bordeaux aperçus dans trois illustrés pour la jeunesse dans les années 1920-1960 »

16h : Bernard Ribémont (Orléans) : « Les Aventures des Quatre fils Aymon en pantomime sur la scène du XVIIIe siècle et du début du XIXe »

16h45 : Clôture

 

Détails sur Fabula.

Colloque : Des bulles pour célébrer l’histoire

Programme provisoire (18-21 février 2026)

Mercredi 18/02 : En préambule

13h : Salle polyvalente (Faculté de Philosophie, Arts et Lettres), dans le cadre des Midis de l’Antiquité : Julie Gallego (Université de Pau et des Pays de l’Adour) : La série de bande dessinée Alix de Jacques Martin : entre innovation, évolution et révolutions

16h : Librairie « La Page d’Après » : Mathieu Minet (U. Namur) : atelier « Création d’un scénario de BD didactique à thème historique »

Nombre de places limité à 10 personnes, inscription obligatoire : info(a)lapagedapres.be

 

Jeudi 19/02 – Musée L

Après-midi : 14h-17h

14h – 15h : Julie Gallego (U. Pau et Pays de l’Adour) : La bande dessinée antiquisante comme support pédagogique, de l’école primaire à l’université. Quelques ressources pour la classe

15h – 15h30 : Tristan Martine (U. Lille) : Les enjeux du médiévalisme en bande dessinée au prisme de l’exemple alsacien

16h – 17h : Emmanuelle Vagnon (U. Paris 1, Panthéon-Sorbonne Université) : Geographia. L’Odyssée cartographique de Ptolémée

17h – 17h30 : Nicolas Ruffani-Ronzani (U. Namur / Archives de l’État) : Le rôle de conseiller scientifique dans l’adaptation d’un roman historique en bande dessinée. Autour du cas des Piliers de la Terre (Alcante, Dupré)

17h30 – 18h : Discussion

18h PAUSE

18h30 – 20h : Table ronde « Des bulles pour célébrer l’histoire », mod. Simon Bériaux

18h30 – 19h15 : « Si l’UCLouvain m’était contée » : Juliette Bleuzé (autrice de bandes dessinées et illustratrice), Bérengère Deprez (PUL, UCLouvain), Françoise Hiraux (UCLouvain), Frédéric Blondeau (UCLouvain Culture) 

19h15 – 20h : Université et BD en dialogue : une bulle partagée : Juliette Bleuzé (autrice de bandes dessinées et illustratrice), John Tolan (Nantes Univ.), Nicolas Ruffini-Ronzani (U. Namur / Archives de l’État), Laurence Van Ypersele (UCLouvain)

20h-21h30 : Réception (UCLouvain Culture)

 

 

Vendredi 20/02 – Salle polyvalente (Faculté de Philosophie, Arts et Lettres)

Matinée : Pérégrinations médiévales en bande dessinée : entre Orient et Occident

9h30 : Marie Favereau-Doumenjou (U. Paris-Nanterre) : Gengis Khan et l’empire mongol en BD : récit d’une expérimentation historiographique

10h : Elisabetta Barale (U. degli Studi Torino) : Les BD sur Gaston Fébus de Pierre Tucoo-Chala

10h30 PAUSE

11h-12h : Maurizio Busca (U. del Piemonte Orientale), Ulisse Cecini (U. Autònoma de Barcelona), Florence Ninitte (U. degli Studi di Verona) : Safar, l’histoire du Coran en Europe de Cluny à Napoléon. Défis d’une BD à 50 mains

 

Session 2 : Histoire romaine en bande dessinée

13h30 : Antje-Marianne Kolde (HEP Vaud) : La revanche des cendres invite-t-elle à une lecture critique du récit de l’incendie de Rome par Tacite ?

14h : Édouard Michel (auteur scénariste) : Du texte à l’image, dans l’Antiquité et de nos jours : Passes et impasses d’une transposition contemporaine de l’Agricola de Tacite

14h30 : Anthony Álvarez Melero (U. Séville) : Reflets de l’Histoire dans les albums d’Astérix

15h : Discussion

15h30 : PAUSE

16h : Catherine Mory (scénariste) : L’Incroyable histoire de la bd documentaire (Arènes)

 

Session 3 : Table ronde « Se documenter et représenter l’histoire : questions et enjeux de société »

17h-18h30 :

  • Didier Alcante (scénariste) et Nicolas Ruffini-Ronzani (conseiller scientifique): Les Piliers de la Terre (Glénat)
  • Fabienne Pigière (archéozoologue et scénariste) : Libertalia (Casterman), Buonaparte (Delcourt), Pompéi (Anspach)
  • Régis Hautière (scénariste) et Hardoc (illustrateur) : La Guerre des Lulus (Casterman)
  • Florence Ninitte (conseillère scientifique) : Safar : l’histoire du Coran en Europe (Petit à Petit)
  • Pierre Legein (illustrateur) : Le Lit d’Aliénor (XO), Dampierre (Glénat), Les Reportages de Lefranc : Dunkerque 1940 (Casterman)

19h : repas au restaurant Il Doge

 

 

 

Samedi 21/02

10h30 – 12h30 – Librairie La Page d’Après

Atelier rencontre d’auteurs (10h30 – 13h) à la librairie La Page d’Après

Régis Hautière (scénariste) et Hardoc (illustrateur) : La Guerre des Lulus (Casterman) : raconter la Première Guerre mondiale à travers les yeux des enfants

Nombre de places limité, inscription obligatoire : info(a)lapagedapres.be

Après-midi (14h – 17h) au Musée L

14h : Interview avec Baudouin De Ville (illustrateur) : Une fresque de la vie belge avec Kathleen (Anspach) et À toucher le ciel (Gudula)

15h : Conclusions, Grégory Clesse (UCLouvain) : Raconter l’Histoire avec le sourire : humour et émotions garanties

Visite libre de l’exposition Happy U !

 

Lieux du colloque :

Musée L (jeudi et samedi après-midi) : Pl. des Sciences 3, 1348 Ottignies-Louvain-la-Neuve

Librairie La Page d’Après (mercredi à 16h, samedi matin) : Rue des Wallons 3, 1348 Ottignies-Louvain-la-Neuve

Faculté d’Arts et Lettres (Learning Center Christine de Pizan), Salle polyvalente (vendredi) : Pl. Cardinal Mercier 31, 1348 Ottignies-Louvain-la-Neuve

Restaurant Il Doge (vendredi soir) : Agora 22, 1348 Ottignies-Louvain-la-Neuve

 

Organisateurs :

Florence Ninitte (U. degli Studi di Verona)

Grégory Clesse (UCLouvain)

 

En collaboration avec :

UCLouvain Culture : Aline Aulit, Marie Baland, Frédéric Blondeau

Musée L : Sylvie De Dryver

Librairie « La Page d’Après »

 

Avec le soutien du FNRS et d’INCAL

E-mail de contact : gregory.clesse(a)uclouvain.be

Téléphone de contact : +32.484.399.173

Colloque : Comment on écrit l’histoire fictive

organisé par Dimitri Maillard et Les Têtes imaginaires, les 20-21 février à l’INHA (Institut National d’Histoire de l’Art, 2 rue Vivienne, 75002 Paris) et en distanciel.

Programme

Vendredi 20 février

9h – Accueil 

9h30 Introduction, Dimitri Maillard (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)

Culture historienne et histoire fictive

Présidence : Isabelle Pantin (École Normale Supérieure, Paris)

10h Maureen Attali (Université de Nanterre)

« Présences du passé dans la fantasy historique de Guy Gavriel Kay »

10h30 Adrien Coignoux (ANHIMA), Thomas Combaz (Université de Limoges) 

« « All truths are malleable ». Mémoire, Histoire, Pouvoir dans le Livre des Martyrs. »

11h Gabriel Saada (Sorbonne Université)

« “Doesn’t the fool realize (…) that it’s a romance, a work of fiction — that it’s all LIES !” : Historiographie et fiction dans les romances germaniques de William Morris »

11h30 Clara Saïdani  

« J’ai un esprit historique » : le Premier Âge et le rapport de Tolkien à l’historicité à travers l’évolution du loremaster Pengolod dans la décennie 1950 »

Explorer le passé fictif

Présidence : Sandra Provini (Université de Rouen Normandie)

14h Maxime Émion (Université Savoie-Mont-Blanc) 

« “… de nombreuses lettres gravées, aux formes anciennes, étranges et belles… ” : l’épigraphie dans l’œuvre de Tolkien »

14h30 Jérôme Constantin (Sorbonne Nouvelle)

« L’archéologie numérique dans l’œuvre de Gilles Warembourg : l’exploration d’un passé futuriste par les historiens du vingt-deuxième siècle »

15h30 Justine Breton (Université de Lorraine)

« Devenir l’historien du récit : sources, enquêtes et construction de l’histoire dans The Witcher »

16h Fabien Ronco (Université du Québec)

« Reconstruire une histoire fragmentée : les mémoires de Fitz dans le cycle Realm of the Elderlings, de Robin Hobb »

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Samedi 21 février

 

Manipuler les sources, réécrire l’histoire 

Présidence : Justine Breton 

10h Fabio Sassella Sergenti (Université de Bologne) 

« “A World in Epigraphs ”: Fictional Documentary Sources in The Witcher Novels »

10h30 Jules Plassart (École Normale Supérieure)

« Jaworski en historien »

11h Chama Elazouzi (Université Sidi Mohamed Ben Abdellah de Fès) 

« Écrire l’Histoire à rebours : discours, pouvoir et uchronie dans Civilizations de Laurent Binet »

11h30 Florian Besson (Sorbonne Université) 

« “L’histoire officielle n’est-elle pas toujours écrite par ceux qui ont pendu les héros ?” Les littératures de l’imaginaire à l’ère de la post-vérité : histoire mensonge, vertiges complotismes et réécritures du passé »

Découper le temps 

Présidence : Maxime Emion (Université Savoie-Mont-Blanc)

14h Valentin Moulin (Université de Limoges)

« Écritures fictives et historiographies »

14h30 Dimitri Maillard (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)

« Les Âges Sombres (Dark Ages) : réception comparée dans l’œuvre de J. R. R. Tolkien et le cycle Fondation d’Isaac Asimov »

15h Aurélie Paci (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)

« La fabrique de l’histoire fictionnelle dans Feu et Sang de George R. R. Martin »

Présidence : Dimitri Maillard (Paris 1 Panthéon-Sorbonne)

16h Simon Ayrinhac (Sorbonne Université) 

« L’Histoire du futur d’Olaf Stapledon » 

16h30 Pamina Fernández Camacho (Université de Cadix)

« Beautiful Creatures in Motion. The Unsolvable Conundrum of Historicising Moral Fables in Plato and Tolkien »

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17h Conclusions  

Vivianne Bergue (Association Les Têtes Imaginaires)

Dimitri Maillard (Anhima, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)

Colloque : Périodisations historiques et synchronies imaginaires

Le premier colloque de l’ANR PASSIM, portant sur les “Périodisations historiques et synchronies imaginaires” et coordonné par Anne Besson et Justine Breton, aura lieu les 12 et 13 mars 2026 à l’Université d’Artois (Arras) et en ligne.

L’événement aura lieu à Arras : Maison de la recherche, Université d’Artois, 9 rue du temple, Salle des colloques.

Il est également possible de suivre le colloque en visio, via Zoom. Il suffit pour cela de s’inscrire (gratuitement) afin de recevoir un lien de connexion :

https://evenements.univ-artois.fr/e/1393/colloque-de-lanr-passim-periodisations-historiques-et-synchronies-imaginaires

Les présentations durent 25 minutes, suivies de 15 minutes de questions.

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JEUDI 12 MARS, 9h-18h

Accueil 9h

9h30 : Mot d’ouverture par Anne Besson et Justine Breton

Session 1. Jouer au fil du temps 

Présidence : Sandra Provini

10h Laurent Di Filippo (Université de Lorraine) : « L’Imaginaire du Moyen Âge Nordique vu à travers les jeux de société modernes »

10h40 Emilienne Parchliniak (Sorbonne Paris Nord) : « Vers une périodisation chinoise du Moyen Âge de l’Europe occidentale : étude de cas de Genshin Impact »

11h20 : pause 

11h40 Maxime Kremer (Sorbonne Université) : « Le haut Moyen Âge dans le jeu vidéo : “post-apo” de l’Antiquité ou préface téléologique au Moyen Âge central ?»

12h20 Mélanie Bost-Fievet (CéRéDI de Rouen) : « Les Renaissances inventées du jeu vidéo »

13h : repas (buffet)

Session 2. Synchronies sonores

Présidence : Justine Breton

14h Corentin Charbonnier et Indrani Turton : « Musique metal et rester “trve” »

14h40 Audrey Tuaillon Demesy (Université Marie et Louis Pasteur) : « “Il n’y a pas de vibes plus pures que Beethoven”. Ludwig von 88 et les imaginaires du temps »

15h20 : pause

Session 3. Réinventions médiévales 

15h40 Léa Kerjean : « Ce Moyen Âge qui aurait été : utopie et liminalité dans Agrapha de luvan »

16h20 Ines Limam (Aix Marseille Université et Université libre de Bruxelles) : « #LesbianKnight : synchronies médiévales et affects queer dans les communautés transpédégouines »

17h Clotilde Bellier : « Du Temple à la Loge : la réappropriation du passé médiéval dans les thrillers ésotériques de Giacometti et Ravenne »

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VENDREDI 13 MARS, 9h-17h30 

Accueil 9h

Session 4. Temporalités pop : rencontres ou conflagrations ?

Présidence : Anne Besson

9h20 William Blanc (historien) : « Les passés d’un futur spatial. Les références historiques et leurs fonctions dans Star Trek »

10h Yohann Chanoir (EHESS, Centre de Recherches Historiques) et Jérôme Pottier (critique de cinéma) : « Autant en emporte le temps… Les chocs de temporalité et la guerre dans le cinéma contemporain »

10h40 : pause

11h Savinien Capy (chercheur indépendant) : « S.H.I.E.L.D. de Hickman et Weaver : la Super-Renaissance »

11h40 Valérie Stiénon (Sorbonne Paris Nord) : « Les XIXe siècles du (steam)punk : quelles périodisations imaginaires ? »

12h20 Orlane Messey (Université Marie et Louis Pasteur) : « Les sourcils de cinéma et leurs anachronismes. Quand les chevauchements d’imaginaires réécrivent l’histoire »

13h : repas

Session 5. Un passé toujours plus proche

Présidence : Jessy Neau

14h30 Christèle Couleau (Sorbonne Paris Nord) : « Rapprocher le XIXe siècle ? Les adaptations cinématographiques d’Eugénie Grandet et d’Illusions perdues comme synchronisations imaginaires ».

15h10 Ariane Ferry (Université Rouen Normandie) : « ‘Dilute carbolic? Or perhaps even just alcohol?’ Enjeux narratifs, ludiques et métaphysiques d’un brouillage organisé des imaginaires médicaux historiques dans Outlander (romans et série télévisée) »

15h50 : pause

16h10 Victor Faingnaert (Université de Lorraine) : « La Grande Guerre comme nouvelle ère dans la culture sérielle britannique »

16h50 Marie-Clémence Régnier (Université d’Artois) : « Le XIXe siècle fantasmagorique de Jules Verne : fictionnalisation du passé et discours technocentriste sur l’histoire à l’“Hôtel des rêves” »

Mot de clôture à 17h30.

Journée d’études : l’épique dans la littérature pour la jeunesse, tradition et variations

Une journée d’étude « L’épique dans la littérature pour la jeunesse : tradition et variations » aura lieu le mercredi 11 février 2026 en visioconférence. La participation est gratuite mais sur inscription uniquement.

Lien pour s’inscrire

Programme de la journée :

9h30 – Introduction de la journée d’études

  • Marguerite Mouton, MCF – INSPE, Université de Bordeaux, Lab-E3D
  • Gersende Plissonneau, MCF HDR – INSPE, Université de Bordeaux, Plurielles

10h00-10h30

  • Élodie Coutier, Enseignante chercheuse -CTER, Le Mans Université, 3LAM, « Représentations de la révolte d’Achille contre l’autorité dans plusieurs ouvrages de littérature pour la jeunesse ».

10h30-11h00

  • Virginie Tellier, Professeure -Université Sorbonne Nouvelle, CERC EA-172, « Homère et Les Légendaires : mutations de l’épique dans la culture de jeunesse populaire ».

11h-11h15 – Pause

11h15-11h45

  • Magali Jeannin, MCF – INSPE, Université Caen Normandie, LASLAR-UR 4256, « Pénélope en littérature de jeunesse et young adult contemporaine : une requalification de la voix féminine épique vers l’empowerment ? »

11h45-12h15

  • Armand Erchadi, Docteur en Lettres – Institut d’études romanes, art et médias,
    Université du Luxembourg « Le shōnen manga comme épopée pédagogique : naissance d’un imaginaire politique mondial »

Pause méridienne

13h45 – Reprise des travaux

14h00-14h30

  • Virginie Actis, PRAG, doctorante -INSPE, Paris Sorbonne Université, VALE UR 4085 « Les adaptations de Moby Dick pour la jeunesse face à la modernité épique melvillienne ».

14h30-15h00

  • Virginie Douglas, Professeure – Université Le Havre Normandie, GRIC « Little Men, Talking Beasts and Epic Poohs” : réflexions sur le genre de la fantasy épique dans le roman britannique pour la jeunesse ».

15h00 – 15h15 – Pause

15h15-15h45

  • Marie-France Burgain, MCF – INSPE, Université de Bordeaux, Lab-E3D « Du renouveau épique dans le cycle littéraire pour la jeunesse : l’exemple des Harry Potter »

15h45-16h15

  • Marion Velain, Doctorante – UQAM Montréal « D’or et d’oreillers (2021) de Flore Vesco : réécriture de conte et récit épique de(s) corps »

16h15-16h30 – Synthèse des travaux

  • Isabelle Olivier, MCF – Université d’Artois, Textes et Cultures

16h45 – Fin des travaux

Organisation de l’événement :

  • Marguerite MOUTON : MCF, 9ème section, Lab-E3D – INSPE de l’académie de Bordeaux
  • Gersende PLISSONNEAU : MCF-HDR, 9ème section, Plurielles 24142 – INSPE de l’académie de Bordeaux

 

Colloque : Élites, violences et imaginaires médiévaux. Autour de l’œuvre de Martin Aurell

Colloque international organisé par Clément de Vasselot De Régné (Institut catholique de Rennes) et Maïté Billoré (Univ- Jean Moulin – Lyon III)

5 et 6 février 2026

À l’Institut catholique de Rennes (Campus de Ker Lann, Amphithéâtre Sylvie de la Foye) et en visioconférence

Jeudi 5 février

9h30 – Introduction

Jaume Aurell (Univ. De Navarra) : L’historien des monographies

10h15 – Pause

10h30 – Session 1 : Pouvoirs, lignages et stratégies sociales

Président de session : Thomas Deswarte

Stéphane Boissellier (Univ. De Poitiers) : Martin Aurell et les sociétés médiévales

Cédric Jeanneau (Univ. de Bretagne occidentale) : Lignage et stratégies matrimoniales en Poitou, Xe-XIIIe siècle

Gilles Lecuppre (Univ. Catholique de Louvain) : Les tensions entre les princes et leurs successeurs dans les Pays-Bas (XIIIe -XVe s.).

Discussion

14h30 – Session 2 : Guerre, croisades et mise en récits

Président de session : Laurent Vissière

Michel Fauquier (ICES/CESCM) : Le sort des ‘combattants furibonds et meurtriers’ dans les sources mérovingiennes

Thomas Deswarte (Univ. d’Angers) : Une société organisée pour la guerre ? La guerre et ses stratégies d’écriture dans la documentation diplomatique léonaise vers l’an mille.

Discussion

16h – Pause

Sylvain Gougenheim (ENS de Lyon) : Une conversion édifiante ? Le comte Bernard II de Lippe, guerrier, abbé, évêque missionnaire, père d’évêque et d’archevêque (ca. 1140-1224).

Gregory E.M. Lippiatt (Univ. of Exeter) : Pour critiquer la canso : la continuation de la Chanson de la croisade albigeoise comme une source historique.

Discussion

 

Vendredi 6 février

9h – Session 3 : Chevalerie et culture des élites

Président de session Laurent Macé

Josep Masnou Pratdesaba (Univ. de Barcelone) : Les chanoines de la cathédrale de Vic (Catalogne) et la chevalerie au XVe siècle.

Laurent Vissière (Univ. d’Angers) : Guerrières et chevaleresses. Entre réalité et fantasmes.

Paola Corti (Univ. Adolfo Ibáñez) : Sur les traces du Chevalier au Cygne : la lignée de Clèves comme groupe-mémoire à la fin du Moyen Âge.

Discussion

11h – pause

11h15 – Session 4 : Pratiques élitaires et culture de cour

Président de session : Gilles Lecuppre

Emmanuelle Santinelli (Univ. Polytechnique des Hauts-de-France) : Aliénor d’Aquitaine, Louis VII et Henri II Plantagenêt : les pratiques élitaires en matière de conjugalité eu xve siècle.

Charles Viaut (Univ. Bretagne sud) : Des salsamenta pictavensium aux sauces poitevines : identité, altérité et acculturation culinaire (XIIe-XIVe siècle).

Discussion

13h45 – Session 5 : La force de l’épée et de l’imaginaire

Président de session : Michel Fauquier

Lucie Malbos (Univ. de Poitiers) : Dáinsleif, Gram, Mistiltein : le prestige de l’épée dans les mondes nordiques.

Laurent Macé (Univ. Toulouse Jean Jaurès) : ‘Seigneur, viens à mon secours’. De l’épée sur les sceaux des comtes de Comminges (début du XIIIe siècle).

Justine Breton (Univ. de Lorraine) : Au-delà de l’Excalibur : la force de l’imaginaire de l’épée.

Discussion

15h45 – pause

16h – Conclusions

Maïté Billoré (Univ- Jean Moulin – Lyon III)

 

Colloque : « Les arts du Moyen Âge et de la Renaissance du XIXe siècle : réception, collectionnisme et ré-interprétations »

(Paris-Lens, 8-10 décembre 2025)

Réception, collectionnisme et ré-interprétation

Louis-Vincent Fouquet, Cabinet de M. Sommerard ou Chez l’antiquaire, 1836, Huile sur toile, Paris, Musée des Arts décoratifs, n° inv. 15814 (MAD-1) © Musée des Arts décoratifs

Colloque 

 Comment les arts du Moyen Âge sont-ils perçus et réinterprétés au cours du 19e siècle ? Comment s’organisent les pratiques de collection qui se développent à cette époque ? 

Ce colloque est l’occasion de questionner cette réception dans les arts décoratifs, jusque là moins étudiés que des domaines comme la peinture ou l’architecture. Il se tient en écho à ‘exposition “Le Moyen Âge du 19e siècle. Créations et faux dans les arts précieux“. 

Le colloque “Les arts du Moyen Âge et de la Renaissance au 19e siècle” est organisé avec l’INHA et le Louvre-Lens. Après une première journée le lundi 8 décembre au Musée de Cluny, il se poursuit à l’INHA le mardi 9 décembre et au Louvre-Lens le mercredi 10 décembre. 

Consultez le programme complet du colloque

Comité scientifique

Gillian Adler (Sarah Lawrence College, New York), Marion Boudon-Machuel (INHA), Simonetta Castronovo (Palazzo Madama, Turin), Christine Descatoire (musée de Cluny – musée national du Moyen Âge), Rossella Froissart (EPHE), Séverine Lepape (musée de Cluny – musée national du Moyen Âge), Florian Meunier (musée du Louvre), Daniele Rivoletti (université Clermont Auvergne, Clermont-Ferrand), Neville Rowley (Gemäldegalerie / Bode-Museum, Berlin), Frédéric Tixier (université de Lorraine, Nancy), Julien de Vos (musée provincial des Arts anciens du Namurois, Namur)

 

 

Appel à communications : François et la France – Francesco e la Francia


Organisé par Fernando Funari (Université de Florence), en collaboration avec Ettore Maria Grandoni (CAER Centre Aixois d’Études Romanes – Aix-Marseille Université; La Sorbonne Nouvelle) et avec l’Institut Français de Florence.

DATE (PROVISOIRE): Semaine du 5 au 9 octobre 2026
LIEU : Florence, Basilique de Santa Croce
LANGUE : italien, français.

PRESENTATION


Si saint François est, en Italie, à l’origine d’une nouvelle langue poétique et d’un nouveau langage figuratif, quel est son héritage linguistique et poétique, mais aussi spirituel et philosophique, en France ?
 À l’occasion du huitième centenaire de sa mort, le colloque François et la France se propose de réfléchir aux multiples voies par lesquelles le message franciscain a été reçu, traduit et réélaboré dans la culture littéraire 
française.
Les chercheurs sont invités à s’interroger sur la poésie et la culture franciscaines en langue française, considérées à la fois du point de vue de la traduction des textes originaux et de leur réception poétique, théologique et philosophique, jusqu’à leur actualisation dans la poésie moderne et contemporaine.

TRAJECTOIRES FRANÇAISES DU FRANCISCANISME

Au cours de l’histoire, la figure de saint François d’Assise a connu en France des fortunes diverses. Au XIIIᵉ siècle, lors de la querelle entre réguliers et séculiers, les frères mineurs surent s’imposer dans les universités et occupèrent d’importantes chaires de théologie à la Faculté de Paris. Parmi les plus célèbres magistri, rappelons Alexandre de Halès et surtout Bonaventure de Bagnoregio. La fidélité au souvenir de François et de ses compagnons fut à l’origine de dissensions internes à l’Ordre après la disparition de Bonaventure. Le théâtre de ces événements fut en grande partie le Midi de la France. En effet, la vie du saint d’Assise représenta, pendant les quarante années suivantes, le point de référence de la religiosité populaire des Spirituels et des Béguins de Provence, soucieux de maintenir une observance rigoureuse des préceptes de la Règle.
Si pour Voltaire Saint François n’était que le « bonhomme d’Assise » (dans sa célèbre traduction du chant XXVII de l’Enfer), c’est le XIXᵉ siècle qui lui rendra sa centralité, en l’inscrivant au cœur d’une nouvelle sensibilité européenne. Dans ce climat s’inscrit l’œuvre de Frédéric Ozanam, Les Poètes franciscains en Italie au XIIIᵉ siècle (1852), qui réévalue François non seulement comme saint et réformateur, mais aussi comme figure fondatrice d’une poésie religieuse moderne, profondément humaine et inspirée.
Ozanam ouvre ainsi une voie qui sera parcourue par de nombreux chercheurs français, catholiques mais aussi protestants – de Paul Sabatier à Camille Mauclair, de Gabriel Faure à Georges Goyau – contribuant à un renouveau plus large de l’imaginaire européen. Et le franciscanisme fascine encore aujourd’hui par sa poétique de la pauvreté, de la fraternité cosmique, de la simplicité, de l’attention et du soin portés à la nature.
Cet esprit se reflète dans la poésie française du début du XXᵉ siècle, dans les œuvres de Francis Jammes, Charles Péguy, André Lafon, Armand Praviel, Louis Le Cardonnel – ce dernier ayant vécu à Assise et puisé son inspiration pour ses Carmina Sacra (1912) – ainsi que dans celles de Germain Nouveau (qui signait « Humilis »).
À cette constellation appartient également Émile Ripert, poète provençal et érudit du franciscanisme, auteur du Poème d’Assise (Paris, v. 1920) et de l’essai La Poésie franciscaine (Monaco, 1926), où il identifie dans l’inspiration franciscaine une origine commune, solaire et méditerranéenne, partagée entre l’Italie et la Provence.
La poésie franciscaine française se présente ainsi comme l’un des moments les plus significatifs du dialogue spirituel et littéraire entre l’Italie et la France, ainsi qu’un témoignage vivant de la capacité du message de François à traverser les siècles, en nourrissant imaginaires, styles et visions du monde.

AXES THEMATIQUES

AXE TRADUCTION ET INTERPRÉTATION

  • Versions françaises des textes de Saint François (Cantico di Frate Sole) et des œuvres hagiographiques (Fioretti, etc.);
  • Versions françaises d’œuvres d’inspiration franciscaine (Laudes, etc.) ;
  • Activité traductive et interprétative des passeurs (Ozanam, Ripert, etc.) ;
  • Les traducteurs contemporains : témoignages, expériences, approches critiques et génétiques ;
  • Médiations linguistiques et culturelles entre l’Italie et la France.

AXE HISTOIRE DES IDÉES

  • L’image du franciscanisme dans la philosophie et la théologie françaises ;
  • L’opposition entre esprit franciscain et culture rationaliste en France ;
  • La réception catholique et protestante du franciscanisme et de la figure de François.

AXE LITTÉRATURE

  • Présence du franciscanisme dans la poésie française moderne et contemporaine (et dans d’autres
    formes d’expression) ;
  • Nature, enfance spirituelle, pauvreté comme motifs poétiques ;
  • Continuités et transformations de la voix franciscaine au XXIᵉ siècle.

AXE SOCIOLOGIE DU FAIT RELIGIEUX

  • François, la pauvreté et les mouvements religieux populaires en France ;
  • François et le franciscanisme dans les courants religieux jusqu’à aujourd’hui.

ÉCHÉANCES

  • 15 décembre 2025 | manifestations d’intérêt à communiquer à fernando.funari[at]unifi.it
  • 31 janvier 2026 | envoi des titres et résumés des propositions de communication
  • 1er février 2026 | notification des acceptations
  • Octobre 2026 | colloque (vendredi 8–9 octobre, date à confirmer)
  • 1er décembre 2026 | remise des contributions pour les Actes
  • 1er juin 2027 | publication des Actes

Journée d’étude : Re-metre en romanz

La journée d’étude “Re-metre en romanz“, organisée par Elodie Burle-Errecade, Michèle Gally et Camille-Apollonia Narducci, aura lieu le 10 novembre 2025 à la Maison de la Recherche d’Aix-en-Provence (salle 2.44).

Tous les médiévistes connaissent cette expression : « metre en romanz ». Il s’agissait pour les auteurs médiévaux de traduire vers la langue vernaculaire les textes fondateurs hérités de l’Antiquité. Portés par les noms des Anciens, les thèmes et les traducteurs acquéraient une légitimité en passant par la traductio et l’imitatio. On pense à Marie de France hésitant sur la matière de ses lais : « Pur ceo començai a penser / d’alkune bone estoire faire / e de Latin en Romanz traire ». 

Ce processus de légitimation de son œuvre – et de soi-même en tant que démiurge – par l’éloge de celle d’autrui est une clef du processus créatif médiéval et il peut sembler curieux pour notre époque, dans laquelle le droit d’auteur est codifié, d’observer une telle posture, généralement dans l’incipit d’une œuvre, alors même que le processus d’édition actuel incite à canaliser toute l’originalité d’un texte dans ses premières lignes.

Le médiévalisme, qui se rêve reproduction du médiéval, a-t-il conservé ce motif-clef ? Dans le passage du roman (au sens de langue poétique et vernaculaire) au roman (au sens de genre littéraire) a-t-on abandonné ce processus de mise en abyme si particulier ?

Le médiévalisme réside dans la « trace médiévale », « une dialectique de la présence et de l’absence à laquelle s’ajoute la notion d’effet à retardement » selon Michèle Gally. Mais qu’en est-il quand cette trace est exhibée et mise en scène ?

Si une œuvre médiévaliste convoque des extraits médiévistes, comme Les Hussites de Andrezj Sapkowski, citant Dante et ses hendécasyllabes ou encore des octosyllabes de Chrétien de Troyes, est-ce pour stigmatiser le contexte historique de l’histoire ? 

La citation médiéviste dans une œuvre médiévaliste est-elle d’ailleurs toujours fiable ? Comment ne pas en douter quand Giono, dans son Bestiaire, recrée le concept des marginalia en donnant à lire une supposée citation de La Queste du Graal : « Il rencontra un paysan qui radoubait son fond de culotte avec du fil écru ». Un tel marginalium semble jeter le doute dans l’esprit d’un lecteur sur ses propres souvenirs médiévistes et littéraires, sur la valeur de l’œuvre présentée comme source d’une telle référence. Le pacte de lecture d’une œuvre médiévaliste exhibant ponctuellement des « traces » médiévistes est nécessairement double et ludique : l’histoire des personnages s’efface au profit de l’enquête du lecteur cherchant à repérer les citations qu’il identifie, guettant celles qu’il ne connaît pas et identifiant parfois de fausses citations apocryphes.

L’effeuillage d’une trilogie plus récente, Le Chevalier aux épines de Jean-Philippe Jaworski, suggère que celle-ci est un texte double : un roman médiévaliste tissé en contre-point avec un pseudo-poème médiéval en octosyllabes, « le roman du Bel Églantier ». La disposition des vers, ou encore les lettrines, imitent le texte médiéval et le pseudo-médiévisme se veut le signifié là où le texte-roman se veut le signifiant. Cette poétique à deux voix / voies du médiéval semble une coquetterie, mais ce jeu littéraire permet de donner ses lettres de noblesse à un genre en plein essor, reliant des genres de l’imaginaire comme celui de la fantasy à la « littérature blanche » dont s’est nourri l’auteur.

Les stratégies auctoriales et éditoriales, pour mettre en place ce pseudo-médiévisme, jouent tout autant avec les codes graphiques que génériques. Ainsi, les « Archives monastiques d’Hibernia » ou encore « la Chronique de Skelig » dans Monastère de Serge Filippini intègrent et amplifient la matière des annales irlandaises médiévales en se distinguant par une police de caractère différente de celle du texte-cadre. 

Plus que la mise en abyme du médiévisme dans le médiévalisme, de l’Ancien chez le moderne, l’apparition d’une poïèsis pseudo-médiévale dans un texte médiévaliste permettrait-elle de faire des personnages des hypostases des lecteurs de médiévisme ? Les Hobbits de Tolkien, en entendant Aragorn déclamer les vers du conte de Beren et Lúthien, savourent une poésie « composée dans le mode qu’on nomme ann-thennath », qui rappelle les codes de la poésie iambique anglaise. Et parce que les vers sur Beren et Lúthien sont illustrés tout autant qu’ils illustrent l’histoire d’amour entre Aragorn et Arwen, on peut se demander si la mise en abyme du médiévaliste intégrant ses lettres médiévistes dans son œuvre permet seulement une autre version / versification de son histoire ou s’il s’agit du point de départ d’une histoire autre, pleinement autonome de son récit-cadre, bâtie supposément ex nihilo comme un nouveau to biblion.

Programme

Accueil : 9h

9h30-10h30 :  « Le médiévalisme : ça a débuté comme ça ? », présidé par Nina Sophia Assas
9h30 – 10h : Michèle Gally « Résurgences. Ecrire dans les pas des Médiévaux (Pierre Michon, Álvaro Pombo, Lorette Nobécourt) »
10h – 10h30 : Adeline Richard-Duperray « [Se] rétablir en poésie avec le roi Krogold et le roi René »


10h45-12h15 : « Le Moyen Âge : un motif dans le tapis ? », présidé par Théo Blauwart
10h45 – 11h15 : Sandra Gorgievski « Les récits enchâssés de Myrddhin dans la bande dessinée Arthur, une épopée celtique de Chauvel et Lereculey »
11h15 – 11h45 : Élodie Burle-Errecade « Citer le Moyen Âge par le mot et l’image dans le jeu contemporain »

14h-15h : « La citation médiévale : lector in lingua ? », présidé par Lu Pan
14h – 14h30 : Diogo Costa Moreira Maia « Le Gué-savoir, un continuum de poésie en langues romanes »
14h30 – 15h : Francesca Manzari « Médiévalisme et poésie romantique anglaise »

Table-ronde 16h-16h45 : « Composer le Moyen Âge en bonne et due forme ! »
Guillaume Lebrun (Fantaisies guérillères)
Lucrèce Luciani (La Femme changée en Bibliothèque)
Animée par Camille-Apollonia Narducci

Colloque : Usages politiques de l’écrit médiéval dans la première modernité (XVe-XVIIIe s.)

Le colloque “Usages politiques de l’écrit médiéval dans la première modernité (XVe-XVIIIe s.)” se déroulera à l’Université de Picardie-Jules-Verne à Amiens (Logis du Roy) les 6 et 7 novembre 2025.

La dernière décennie a vu la multiplication d’études qui convergent vers une conclusion similaire : à partir du début du XIXe siècle, l’intérêt pour le Moyen Âge en Europe s’accompagne d’un investissement politique particulièrement important. Pourtant, comme on le sait, dès la fin du XVe siècle se manifeste une curiosité pour la période qui n’est pas nécessairement nommée « Moyen Âge », mais qui est bien identifiée comme un passé national et non-antique. Ce sont les enjeux politiques de ce « médiévalisme » de la première modernité, jusqu’ici peu étudiés, que ce colloque voudrait explorer. 

Quelques contributions, isolées, parfois discordantes, ont déjà porté sur ces enjeux. Alors qu’en 1977, à la suite des travaux de Donald R. Kelley et de George Huppert, Marc Fumaroli voyait dans les « origines de la reconnaissance historique du Moyen Âge » au XVIe siècle une manière pour les monarchies européennes de prouver leur antiquité face aux prétentions de l’Église romaine, Quentin Skinner, un an plus tard, situait les travaux de Du Haillan et Pasquier dans un autre contexte politique : celui de ce qu’il nommait le « retour du constitutionnalisme » dans les années 1560, contestation des tendances absolutistes de la royauté française. Une telle différence de vues vaut aussi pour le XVIIe siècle, dans des études plus récentes : si Marine Roussillon souligne l’utilisation de la culture du Moyen Âge dans la propagande louis-quatorzienne, Sébastien Douchet met quant à lui en valeur le potentiel contestataire de l’institution littéraire des « cours d’Amour » médiévales, notamment quand elles font l’objet du travail érudit d’une famille de parlementaires écartés des responsabilités par le pouvoir absolu, les Gallaup de Chasteuil. Autrement dit, le passé national est investi, dans une période d’affirmation croissante de l’absolutisme, de valeurs politiques fortement contrastées, qui vont de la glorification de la figure du roi à la contestation du caractère absolu de sa volonté, en passant par la promotion de certains lignages nobiliaires, ou encore par l’exaltation d’une « nation » ou d’un « peuple », termes dont le sens est encore peu fixé et fait l’objet d’instrumentalisations diverses. Il s’agit en somme de comprendre « à qui profite le Moyen Âge ». Notre colloque voudrait être un lieu de travail collectif pour repérer ces diverses valeurs politiques, et comprendre leurs interactions durant les derniers siècles de la monarchie française. 

Pour répondre à cette question, nous voudrions faire se rencontrer différentes méthodologies et disciplines. On privilégiera en particulier, dans les études « littéraires », celles qui s’appuient sur une approche matérielle de la transmission des textes médiévaux aux époques ultérieures, en cherchant à comprendre comment se constitue un corpus d’écrits médiévaux, et en s’interrogeant sur les valeurs politiques qu’il véhicule. En outre, l’on ne saurait ignorer qu’entre les XVIe et le XVIIIe siècle, l’intérêt pour les écrits médiévaux est souvent le fait de juristes de métier, plus ou moins directement investis dans la formalisation d’un droit français qui passe par la rédaction et l’harmonisation des coutumes locales, héritage d’un passé considéré comme national et immémorial. C’est pourquoi la question de la transmission des textes médiévaux avec celles d’histoire du droit nous intéressera particulièrement. Enfin, notre colloque se voudrait un lieu d’échanges entre histoire et littérature, au regard notamment de la question éminemment politique de la transmission de l’historiographie médiévale.  

 

PROGRAMME

Jeudi 6 novembre

13h30 Accueil

13h45 Introduction : Benoît Autiquet et Lionel Piettre

LEGITIMATIONS MEDIEVALES DU SOUVERAIN MODERNE

Présidence :  Marine Roussillon

–        14h Beatrice Beys : « Louis XII et Ogier le Danois : une image synchronisée de François Le Barbier fils, pour Antoine Vérard » 

–        14h40 Marta Francia : « Le récit troyen du Moyen Âge à la Renaissance dans l’œil des artistes : une stratégie politique au service de la légitimation monarchique »

–        15h20 Inès Oiciny : « Alphonse X le Sage à Séville : usages politiques d’une figure médiévale »

17h Visite guidée en partenariat avec le Centre d’Interprétation de l’Architecture et du Patrimoine (CIAP) d’Amiens.

19h30 Dîner de colloque 

 

Vendredi 7 novembre

Matinée 

CRISES DE LA MODERNITÉ ET MOYEN ÂGE 

Moyen Âge et crises politiques de la modernité : l’exemple de la Ligue

Présidence : Benoît Autiquet

–        9h Nicolas Champeaux et Alexandre Goderniaux : « Le Moyen Âge au service du tyrannicide. Usages des écrits médiévaux dans les libelles imprimés par la Ligue contre Henri III (1589) »

–        9h40 Benoît Autiquet : « Armagnacs, Bourguignons… et Ligueurs. Etienne Pasquier, historien des Guerres de Cent Ans et chroniqueur de son temps »

10h20 Pause 

Moyen Âge et crises religieuses de la modernité 

Présidence : Audrey Duru

–        10h40 Lionel Piettre : « Blaise de Vigenère éditeur et “translateur” de Geoffroy de Villehardouin : usages politiques et obliques de l’historiographie de la quatrième croisade »

–        11h20 Timothée Guyon : « L’assemblée de Vincennes de 1329 et la crise du jansénisme au début du XVIIIe siècle : les appropriations politiques et littéraires d’un événement médiéval »

12h Déjeuner 

INSCRIRE LE MOYEN ÂGE DANS LA MODERNITÉ : JURISTES ET HISTORIENS

Les juristes modernes face aux écrits médiévaux 

Présidence : Sébastien Douchet

–        14h Arnaud Le Gonidec : « Sources et actualités médiévales du premier droit français (fin XVIe siècle) » 

–        14h40 Camille Pollet : « La documentation médiévale de John Selden : entregent, bibliothèques et trajectoire socio-politique dans l’Angleterre des Stuarts »

15h Pause

Les historiens modernes face aux écrits médiévaux 

Présidence : Lionel Piettre

–        15h20 Anna Mikhalchuk : « Les ouvrages historiques des mauristes au service de la monarchie »

–        16h Bidossessi Marthe Hounkponou : « Entre érudition et écriture de l’histoire littéraire : les écrits médiévaux dans les collections de Jean IV Bouhier et Jean-Baptiste La Curne de Sainte-Palaye »

Conclusion : 16h40 Sébastien Douchet et Marine Roussillon

 

Détails sur le site de l’université.

Compte rendu de colloque : Templiers et templarisme

Le colloque “Templiers et templarisme : raisons et déraisons d’un mythe. Temple en héritage” s’est tenu du 15 au 17 octobre 2025 à Troyes, à l’occasion des Deuxièmes rencontres internationales de l’Aube. Le colloque était organisé par Arnaud Baudin, Philippe Josserand et Florian Besson.

Avec le soutien de Modernités Médiévales, que les organisateurs du colloque remercient vivement, s’est tenu en octobre 2025 à Troyes un colloque international et interdisciplinaire consacré au « templarisme », autrement dit aux médiévalismes des Templiers. Dissous au xive siècle, l’Ordre n’a cessé depuis d’irriguer les imaginaires collectifs et l’étude de ses réinventions successives est un cas d’école de la manière dont chaque époque se réapproprie le matériau médiéval. Martyrs opprimés par une Église obscurantiste pour les premiers francs-maçons, fanatiques religieux cruels pour Walter Scott, liés aux Assassins, aux anciens Égyptiens ou aux reptiliens, dépositaires d’un savoir secret ésotérique ou gardiens d’un fabuleux trésor, combattants d’élite dans les jeux vidéo, héros d’une Europe chrétienne menacée par le « grand remplacement » pour l’extrême droite contemporaine, marque permettant de vendre des voyages touristiques ou de l’huile d’olive : les Templiers sont partout. À la longue, ils finissent même par se confondre avec le croisé : la figure d’un combattant avec une armure, une épée et une croix rouge sur fond blanc évoque autant les croisés que les templiers, dans une fusion des imaginaires qui contribue à éloigner le référent historique (à l’origine, les Templiers ne sont pas des croisés et peu de croisés deviennent des Templiers !).

Ce colloque a rassemblé 31 interventions, portées par des chercheur.se.s venu.e.s de disciplines différentes : histoire médiévale, histoire contemporaine, littérature, études cinématographiques, histoire vivante, etc. Ont communiqué aussi bien des chercheur.se.s expérimenté.e.s, spécialistes du médiévalisme (comme Justine Breton ou Tommaso di Carpegna Falconieri) que de jeunes chercheurs ayant récemment soutenu un master ou commençant une thèse (Arthur Maillot, Hadrien Jahény, Jules Reix). Les objets abordés étaient extrêmement variés : si certains figurent désormais parmi les attendus des études médiévalistes – jeux vidéo, musique, films et séries, romans du xixe siècle – d’autres étaient plus originaux et ont permis des approches d’une grande richesse méthodologique : ainsi des travaux de Damien Carraz sur les archives de l’auteur Laurent Daillez ou de la prosopographie des ordres chevaleresque contemporains se revendiquant comme Templiers élaborée par Dominique Delgrange. Le programme intégral est disponible ici.

Le colloque a également proposé une visite de la Cité du Vitrail, la projection commentée d’un film (Le Comte de Monte-Cristo, 2024), une table-ronde sur les Templiers dans les jeux vidéo et la présentation de deux ouvrages (Jochen Schenk et Philippe Josserand, dir., A Companion to the Templars, Brill, 2025, et Lorenzo Mercuri, L’Enclos du Temple : topografia e forme di un’assenza della Parigi medievale, Rome, 2025).

Les interventions ont été filmées et seront prochainement mises en ligne sur la page YouTube des Archives de l’Aube. Les actes seront publiés en 2027.

Florian Besson